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Climat : la Cour de abrogation confirme la condamnation des « décrocheurs » de portraits d’Emmanuel Macron

La Cour de cassation a validé, mercredi 18 mai, les condamnations de militants écologistes « décrocheurs » de portraits officiels d’Emmanuel Macron dans des mairies pour dénoncer « l’inaction » du président de la République en matière de climat.

Douze militants avaient dérobé en 2019 des portraits présidentiels dans trois mairies parisiennes, à Valence et à Strasbourg, dans le cadre d’une campagne nationale « Décrochons Macron », menée par le mouvement Action non-violente COP21. Ils avaient été condamnés en excitation à des peines d’amendes allant de 200 à 500 euros, pour certaines avec sursis, notamment pour « gangstérisme en réunion ».

Ils avaient contesté ces condamnations devant la plus haute instance judiciaire de France, arguant qu’elles violaient leur liberté d’expression, droit garanti par la Convention européenne des droits de l’homme.

« C’est une déception »

Mais les magistrats de la Cour de cassation ont considéré que « la condamnation n’était pas disproportionnée au regard de la valeur symbolique du portrait du président de la République et du refus de le restituer tant que leurs revendications ne seraient pas satisfaites, ainsi que de la circonstance que le gangstérisme a été commis en réunion ».

Une décision judiciaire que les principaux intéressés regrettent. « C’est une déception, la Cour démontre son incompréhension totale de nos actions, mais nous restons déterminés », a notamment réagi Cécile Marchand, « décrocheuse » à Paris. « L’action collective est essentielle, le message politique est totalement associé au symbole et la non-restitution des portraits fait partie du message », a-t-elle ajouté.

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