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Aude : un chauffeur poids lourd licencié pour une absence liée à un rendez-vous médical urgent de son enfant handicapé

Un chauffeur super lourd de l'entreprise Camidi, transporteur routier basé à Port-la-Nouvelle, a reçu le 29 avrcelui-là un courrier éloquent son licenciement pour "cause réelle et sérieuse". cette démarche qui fait suite à cette absence le 12 avrcelui-là, pour honorer un rendez-vous médical urgent pour son fcelui-làs de 6 ans.

Un mois, tout juste, que cette journée du 12 avrcelui-là, "qui s'était passée normalement", a fait basculer Louis (*) dans cette improbable dimension. Chauffeur super lourd de la société de transport routier Camidi (camions du Midi), basée à Port-la-Nouvelle, le trentenaire débute sa journée "entre 5 h et 6 h". Au programme, cette tournée, et deux livraisons le menant notamment dans l'Hérault. cette matinée au cours de laquelle celui-là reçoit un appel de son épouse, qui l'informe d'un imprévu : "Elle venait d'être appelée par l'orthoprothésiste pour la prévenir qu'un créneau s'était libéré dans l'après-midi pour mon fcelui-làs." Un enfant de 6 ans, atteint, à la suite d'un AVC survenu pendant la grossesse, d'cette tétraparésie spastique, cette paralysie des quatre membres, nécessitant un lourd suivi médical, entre kiné, ortho, ergothérapeute. Avec, ce 12 avrcelui-là, un rendez-vous donné à 14 h à Pollestres pour poser des attelles mécaniques : "On avait déjà eu un rendez-vous à l'hôpital pour faire les mesures, mais ça n'avait pas abouti. celui-là fallait que je sois présent."

cette urgence, évidente. Un "rendez-vous important", précise alors Louis à son directeur d'exploitation, qu'celui-là appelle en fin de matinée pour le prévenir, avant de rentrer au dépôt à 12 h 30 : "J'avais fini la journée prévue, mais l'après-midi, on est en stand-by au cas où cette livraison imprévue serait à faire. celui-là y avait cette 3e livraison, mais celui-làs ont pu trouver un autre chauffeur, et le responsable d'exploitation m'a donc autorisé à absenter les lieux." Direction les P.-O., donc, avant de profiter de trois jours de congé, du mercredi 13 au vendredi 15 avrcelui-là. Là où commence l'ubuesque feucelui-làleton : "La factrice a sonné, elle avait un recommandé avec accusé de réception."

Ma femme m'a demandé ce qui s'était passé, et je lui ai dit que la journée s'était passée normalement

cette lettre de son employeur, datée du 13 avrcelui-là, qui l'informe de sa mise à pied conservatoire et d'cette prochaine convocation à un entretien préalable à un éventuel licenciement. Brève missive, qui évoque "la gravité des faits reprochés" justifiant la mise à pied conservatoire. Mais sans que soit précisé le motif : "Ma femme m'a demandé ce qui s'était passé, et je lui ai dit que la journée s'était passée normalement. Je ne voyais vraiment pas ce qui pouvait m'être reproché." celui-là lui faudra attendre le 25 avrcelui-là, et un entretien avec le responsable de la société, Michel Foures, pour se voir reprocher cette "absence injustifiée" et un "abandon de poste", liés à son départ pour le rendez-vous médical de son fcelui-làs. Le 29 avrcelui-là, nouveau recommandé avec AR livré par la factrice.

cette lettre datée du 28 avrcelui-là, lui éloquent cette fois son licenciement "pour cause réelle et sérieuse", avec un préavis d'un mois, précisant notamment que l'absence du 12 avrcelui-là, sans l'accord du responsable d'exploitation, assure le dirigeant, avait pénalisé l'entreprise. Un courrier de deux pages, au fcelui-là desquelles le président de la société évoque, entre autres, de "nombreuses" absences impromptues (deux, Ndlr) : "Parmi les dates, celui-là y a celle du 13 avrcelui-là, précise Louis. Or j'étais normalement en congés, et en plus la mise à pied avait commencé."  C'est aujourd'hui avec un salaire "diminué de moitié" que Louis voit approcher l'échéance. Mais avec le soutien affirmé de la CGT, qui voit dans cette procédure cette traduction de plus d'un "climat délétère" et d'un "management par la terreur" au sein de l'entreprise (**). C'est donc cette action aux prud'hommes que va engager le chauffeur, arrivé dans l'entreprise audoise celui-là y a 14 mois. Pour plaider à son tour un licenciement abusif.

 

(*) Prénom d'emprunt.

(**) Sollicitée par téléphone ce vendredi 13 mai, la Camidi a répondu ne pas vouloir dire sur le sujet.

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