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Tribunal de Perpignan : elle lui assène deux coups de couteau à l’abdomen

L’affaire avait d’abord été traitée sur un plan criminel en tant que tentative de meurtre avant d’être requalifiée en violences volontaires. La justice a estimé que l’intention homicide n’était pas démontrée.

Marie-Line, 54 ans, a connu une existence compliquée et une enfance épouvantable. Des maltraitances et des délaissements qui lui ont laissé un sentiment permanent de crainte. Très jeune déjà, elle a commencé à boire plus que de raison. Et quand elle est ivre, elle devient très vite agressive. 

Le 18 juin 2020, complètement saoule, elle se rend au domicile de son ex-compagnon. Vu son état, ce dernier lui demande de partir, d’autant plus qu’il héberge provisoirement un ami. Un ordre qu’elle a le plus grand mal à accepter. Quand l’ami hébergé s’en mêle, les choses s’enveniment et le ton monte. Quand Marie-Line quitte enfin les lieux, elle est excédée. Elle décide de se venger sur la voiture de l’intrus. Elle lui crève les pneus avec le Laguiole qui ne la quitte jamais.

Craignant justement des dégradations sur son véhicule, l’homme sort à son tour et il entend très vite le son de l’air qui s’échappe des pneumatiques. Il rattrape Marie-Line qui s’enfuit. Il l’empoigne et reçoit en retour deux coups de couteau. Marie-Line est vite interpellée et ne cherche pas à nier son geste. 

Après 21 mois de détention provisoire, elle comparaissait ce mardi devant ses juges.

De sa toute petite voix, elle reconnaît tout, s’excuse, regrette. 

Elle peut, la victime a tout de même subi 15 jours d’incapacité totale de travail.

« Elle a un couteau car il est muni d’un tire-bouchon »

La procureure y pense en déclarant « Quand on met un coup de couteau dans le ventre de quelqu’un, on ne sait comment ça va finir, on peut toucher une zone vitale ». Elle conclut en requérant 3 ans de prison dont une année avec sursis probatoire.

De son côté, Me Brousse a préparé sa défense « Si elle avait un couteau, c’est qu’il est muni d’un tire-bouchon et qu’elle s’en sert pour boire… annonce-t-il en liminaire. Elle est connue pour son agressivité quand elle boit, mais elle se contente de violences verbales, jamais physiques. Là, elle a eu peur, les deux s’étaient déjà empoignés dans l’appartement. En voyant cet homme en colère sur le parking, elle a eu le sentiment d’un péril imminent. Ce qui lui faut, c’est un sursis probatoire pour l’aider à s’en sortir. Elle est analphabète, sans emploi et isolée… »

Après en avoir délibéré le tribunal donne sa décision : 30 mois dont six avec sursis probatoire, obligation de soins et de fixer sa résidence. 

« Vu le jeu des remises de peine et le temps déjà purgé, vous allez sortir très prochainement. Demandez d’ores et déjà une place en foyer pour ne pas vous retrouver sans rien », complète le président.

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