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Quel est l’impact de la guerre en Ukraine sur l’élection présidentielle ? Dans quels cas peut-elle être reportée ? Le Vrai du faux junior

Dans le Vrai du faux Junior, les élèves s’interrogent cette semaine sur l’impact potentiel de la guerre en Ukraine sur l’élection présidentielle et les conditions dans lesquelles un scrutin peut être annulé. Julie Marie-Leconte du service politique de franceinfo leur répond. 

L’élection présidentielle peut-elle s’arrêter à cause de la guerre en Ukraine ?

« Sur TikTok, indique Maya, il est dit que l’élection présidentielle va être arrêtée à cause de la guerre en Ukraine, est-ce que c’est vrai ? 

« Non, c’est faux », lui répond la journaliste du service politique, « l’élection présidentielle va bien avoir lieu ». Julie Marie-Leconte rappelle qu’on va voter pour le premier tour le 10 avril, pour le second tour le 24 avril et que le scrutin sera bien maintenu car cette élection présidentielle « est un scrutin vraiment très important dans la vie démocratique française et qu’il est régi par la Constitution, le texte de loi le plus fort de la République ». Or, la Constitution ne prévoit pas d’interrompre le processus électoral parce qu’il y a la guerre dans un autre pays.

« Certains candidats, souligne Julie Marie-Leconte, jugent en revanche que ce qui s’est arrêté, c’est la campagne, parce que l’attention de tout le monde a été happée par la guerre et qu’il est devenu, de leur point de vue, assez difficile de parler d’autre chose aux gens. »

L’élection présidentielle peut-elle être décalée à cause de la guerre en Ukraine ?

« Est-ce que la présidentielle pourrait être repoussée ?  » demande de son côté Galade.

Julie Marie-Leconte précise que cela a été le cas pour le deuxième tour des élections municipales en 2020 et pour les élections départementales et régionales l’an dernier mais c’était à cause du covid. « Pour ces élections-là, effectivement, c’était assez simple de repousser une élection. Il a suffi de voter une loi. Pour la présidentielle, c’est bien plus compliqué, précise la journaliste du service politique de franceinfo, car La Constitution ne prévoit qu’un seul cas de figure : si un candidat est « empêché » (par exemple, s’il est très malade ou s’il meurt) ».

Si on veut reporter pour une autre raison, pointe-t-elle, « il faut réformer la Constitution ». Cela suppose de réunir tous les sénateurs et tous les députés. C’est ce qu’on appelle un Congrès. Et il faut alors que tous ces députés et sénateurs votent à la majorité des trois cinquièmes.

La guerre en Ukraine pourrait-elle avoir un impact sur le déroulé de la présidentielle en France ?

Les élèves ont aussi des questions sur l’impact potentiel de la guerre en Ukraine sur le déroulé de la campagne et de l’élection.

« Pensez-vous que la guerre en Ukraine pourrait avoir un impact sur l’élection présidentielle en France ? » demande Maya.  » Est-ce que c’est vrai que la situation de l’Ukraine pourrait changer le vote des Français pour le prochain président ? » ajoute Arthur

« C’est plutôt vrai, lui répond la journaliste politique, dans la mesure où la guerre en Ukraine amène les électeurs à réfléchir, peut-être un peu différemment à leur choix et à certaines questions. Le président ou la présidente de la République en France deviendra aussi le ou la chef(fe) des armées et le chef de la diplomatie. « La façon dont les différents candidats envisagent ce rôle peut compter, ajoute Julie Marie-Leconte. 

« Tout comme ‘la manière dont ils analysent le conflit, ses raisons, les solutions aussi qu’on peut apporter pour l’arrêter. Tout cela peut entrer en ligne de compte dans la décision des électeurs, tout comme les réponses que les différents candidats apportent aux répercussions de la guerre en Ukraine sur la vie des Français ».

Est-ce que des cyberattaques pourraient perturber la présidentielle ?

Alexandre a lui une question sur les risques de cyberattaque dans ce contexte de guerre en Ukraine.

« J’ai vu que la présidentielle serait menacée par les fake news, les cyberattaques et le conflit en Ukraine. Que devons-nous craindre ? « 

Effectivement, lui répond Julie Marie-Leconte, on craint des cyberattaques liées au conflit en Ukraine. Et en parallèle, les cyberattaques sont une menace sur le processus électoral. Mais, souligne-t-elle, on n’a pas attendu le conflit pour que la question soit posée. D’ailleurs, qu’on parle de fake news ou d’attaques numériques, il y en a déjà eu dès 2017. Les fake news c’est une menace en soi, quand des informations sont transformées, détournées, manipulées. Des choses fausses, il y en a beaucoup qui circulent sur les réseaux sociaux. Et en 2017, c’est arrivé que des hackers, par exemple, piratent et fassent fuiter le contenu de boîtes mail d’équipes de campagne ».

La journaliste politique précise que le gouvernement a organisé deux grandes réunions avec les équipes de campagne: une à la rentrée et une le mois dernier, pour bien les sensibiliser à cette menace et leur dire qu’il fallait se protéger.

La France s’est dotée d’une nouvelle agence qui s’appelle Viginum et qui, normalement, doit essayer de repérer les tentatives de cyberattaques, notamment, qui pourraient venir entraver le bon déroulement de la campagne présidentielle en France.

Ce qui peut par ailleurs intervenir dans une campagne ce sont des attaques en utilisant les réseaux sociaux pour déstabiliser un candidat, en publiant des informations fausses ou en partie fausses de façon à semer le trouble, contraindre un adversaire politique à perdre du temps à démonter une rumeur et donc ne plus avoir le même temps pour détailler ses idées.

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