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Pro D2 : le Racing entre dans une nouvelle zone de turbulences

Avec des présidents dans la réflexion, et possiblement sur le départ à l’issue de cette saison, le Racing Club Narbonnais s’apprête à vivre une nouvelle période d’incertitudes. Lassant. 

En annonçant la fin des illusions narbonnaises dans cette Pro D2, Marc Delpoux, le directeur sportif du Racing Club Narbonnais, a pris son courage à deux mains, vendredi soir 1er avril, à l’issue d’un derby d’une infinie tristesse pour le peuple narbonnais. Si le maintien est mathématiquement possible, si une avant-dernière place (synonyme d’éventuel rattrapage en cas de descente administrative d’un autre club) est toujours envisageable, il est enfin temps d’arrêter de se bercer d’illusions. Et de tirer les leçons. C’est certain, on ne sort pas indemne d’un derby contre Béziers, surtout pas après avoir encaissé 46 points : « Cette défaite scelle notre sort », annonce Delpoux en conférence de presse en soupesant tous ses mots. Le lendemain, à froid, Philippe Campos conforte cette première version : « Là, il faut être réaliste ». Dont acte. 

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« S’il y a des décisions à prendre, nous les réserverons en priorité au conseil d’administration de la SASSP »

Un réalisme qui doit maintenant précipiter le Racing dans l’après. Avec ses innombrables interrogations. Avec qui pour la prochaine saison ? Avec quels moyens ? Et comment ? S’y pencher dès le début du mois d’avril ne sera pas de trop, et rien ne sert d’attendre une descente devenue de toute façon inéluctable pour se poser les bonnes questions. Ce mardi soir, les présidents orange et noir vont se réunir. Les voilà entrés dans une nouvelle période de réflexion et c’est elle qui doit les mener vers une poursuite de leur projet, ou d’un arrêt de celui-ci. « Nous sommes en réflexion pour les orientations de l’avenir du club et son projet, je dis bien en réflexion. Il n’est pas encore le temps des décisions », nous confiait Philippe Campos en début de semaine. Il poursuit : « S’il y a des décisions à prendre, nous les réserverons en priorité au conseil d’administration de la SASSP ».

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S’ils arrêtent, et il semblerait que les premiers échos aillent dans ce sens, qui, alors, pour reprendre les rênes d’un club qui a utilisé, ou usé c’est selon, sept présidents en une quinzaine d’années ? Le problème principal du Racing Club Narbonnais n’est-il pas, justement, son manque de stabilité à sa tête qui fait que, chaque année ou presque, le club repart d’une feuille blanche. On peut écrire la même chose concernant le staff sportif, qui ne reste rarement plus de deux ans. En parlant de ce dernier, il ne devrait pas être inquiété si, bien entendu, les présidents décident de prolonger l’aventure.

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Depuis samedi en tout cas, les téléphones sonnent. L’idée est bien entendu de mettre la main sur des investisseurs pour trouver des financements et repartir sur des bases saines, avec ou sans les hommes déjà en place. Sans détenir les cordons de la bourse, on peut logiquement imaginer qu’en plus de la descente, il y a un budget à boucler… Voilà le Racing Club Narbonnais embourbé dans une énième crise et il y a peu de chances qu’il en sorte par la (très) grande porte. S’il y a des clubs, comme Valence-Romans, relégué en Nationale la saison dernière, qui ne cassent pas tout après une descente, et qui au contraire se servent des erreurs du passé pour construire sur la durée, pour d’autres, ce n’est décidément pas aussi évident…

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