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pour qui voteront les jeunes électeurs de Jean-Luc Mélenchon au second tour ?

Les résultats définitifs après le premier tour de l’élection présidentielle sont tombés : Jean-Luc Mélenchon a recueilli 21,95% des voix, porté notamment par des jeunes, selon les instituts de sondage, qui ont plébiscité le candidat, spécifiquement en région parisienne où il arrive en tête dans plusieurs départements. Comme à Gentilly, dans le Val-de-Marne, où franceinfo les a rencontrés.

Dans cette ville de 16 000 habitants, l’insoumis a recueilli 44,34% des suffrages. Nous nou arrêtons dans un café de la ville, où de jeunes électeurs débrieffent le premier tour. Stéphane est encore sonné par la défaite de son candidat : « Par rapport à ce que nous avons besoin et les demandes qu’on a, c’est celui qui est le plus crédible. » 

Je ne comprends pas comment aujourd’hui les gens ont pu encore voter Macron après cinq ans de bordel ? Je n’arrive pas à comprendre. »

Pour Stéphane, ce vote LFI allait de soi : « Par exemple, je suis fonctionnaire : il veut aider les fonctionnaires ! Il veut aider les jeunes. Il veut faire des aides à la formation. Je pense que les gens ont eu du mal à voter pour lui par rapport au personnage, le côté mégalo, le côté un peu centré sur lui-même, un petit peu imbu. C’est l’image que les gens ont retenu mais en soit, c’est son programme le plus solide. »

La personnalité de Jean-Luc Mélenchon est justement ce qui a séduit Mamadou et Rémi. Grande est aussi leur déception de ne pas voir ce candidat qui, disent-ils, « leur ressemble », accéder au second tour. Une déception mêlée de rancœur.

« Il pense comme nous, il parle comme nous, quand il y a un truc qui l’énerve, il s’énerve comme nous, et il a l’air d’être franc. En tout cas plus franc que les autres. »

« Après, il y a bien sûr des trucs qui nous plaise ou pas, chez lui, nuance Mamadou. Mais bon, comparé à Marine Le Pen, comparé à un Macron ou comparé à Zemmour, il n’y a pas photo. Tous les gens que je connais votent Mélenchon, tous les gens que j’ai vus sur mes réseaux, votent Mélenchon. Et comme par hasard, c’est Macron et Le Pen qui repassent. C’est un peu décevant, surtout quand on voit qu’il y a eu des désaccords dans leur parti… »

Leur candidat éliminé, les électeurs LFI sont partagés pour la suite, entre vote blanc, abstention ou Marine le Pen au second tour, le 24 avril. Le choix de Stéphane est figé, scellé et il ne bougera pas. Il n’a eu aucune hésitation pour voter Mélenchon au premier tour, et n’en aura pas davantage pour le second. Il votera Rassemblement national car voter Macron relève de l’impossible pour ce trentenaire. »Je ne peux pas voter pour un mec qui nous a fait autant de merde pendant cinq ans, je ne peux pas, insiste-t-il. Je me suis battu contre lui pendant cinq piges, je suis allé dans les manifestations, j’allais partout contre lui. Donc je ne peux pas voter pour lui et je ne veux pas suivre les recommandations de Jean-Luc Mélenchon. »

« Etre dirigé par un parti pareil, c’est pas anodin, poursuit-il. Mais franchement, je pense que je prendrais le risque. Moi, personnellement, je prendrais le risque du changement dans ce pays et peut-être que ce sera Marine Le Pen. Pourquoi pas ? Moi, j’ai voté pour Emmanuel Macron il y a cinq ans pour contrer le Front national. J’ai vu ce qu’il a fait. Il a aidé que les classes un peu plus aisées. Moi qui suis travailleur, franchement, je ne vois pas le bout du tunnel. »

« Je préfère essayer quelque chose d’autre, que rester encore cinq ans de plus avec Emmanuel Macron et me dire que j’ai voté pour lui encore une nouvelle fois, je ne pourrais pas. »

Dans l’esprit de Mamadou, c’est plutôt confus : « Je pense que c’est Macron qui va passer donc… Je voterai peut-être blanc ? » Pour Rémi, jeune mélenchoniste, ce sera ni l’un ni l’autre : ni Macron, ni Le Pen. Il se laisse deux options : « Je ne pense pas que je vais aller voter, ou alors, dit-il, je voterai blanc. Il n’y en a aucun des deux qui me plaît. On va arrêter de penser comme les années précédentes en se disant qu’on va voter pour le moins pire du pire. Je vais arrêter de penser comme ça. Parce que finalement, ça ne sert à rien. » Rémi regrette que les divisions au sein des partis aient selon lui mené à la défaite de son candidat.

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