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Narbonne : l’équipe éducative du collège Jules-Ferry au soutien de la famille bosniaque menacée d’expulsion

L’hébergement d’urgence d’une famille bosniaque composée des deux parents, deux enfants et un troisième à venir, vient de prendre fin. Un collectif les soutient mais également l’équipe pédagogique du collège Jules-Ferry où est scolarisé Dino, le fils aîné. 

« C’est une situation lamentable. On ne peut pas laisser une famille avec deux enfants scolarisés et un troisième à venir à la rue ! » Comme ses collègues de l’équipe pédagogique du collège Jules-Ferry, Bruno Demontaigne, conseiller principal d’éducation, a tenu à marquer le coup, ce vendredi matin, devant les grilles de l’établissement pour soutenir  Dino, 13 ans, et son papa, Ado, pendant que la maman, Semsa, suivait des examens à l’hôpital pour sa grossesse. Car depuis ce 1er avril, signant la fin de la trêve hivernale, cette famille bosniaque ne bénéficie plus de l’hébergement d’urgence que le 115 lui avait délivré. « Jusqu’alors, le couple a reçu des réponses négatives, à la fois de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides puis de la cour nationale du droit d’asile. Pendant la procédure, ils ont été hébergés par le Centre d’accueil des demandeurs d’asile à Béziers, mais ils ont été déboutés en janvier 2021 », expliquait Luc Brémaud, du collectif Accueil migrants du Narbonnais. « Notre pays fait aujourd’hui preuve de solidarité, à juste titre, envers les Ukrainiens en accueillant massivement des réfugiés : je ne vois pas pourquoi cette famille ne pourrait pas être mise à l’abri », poursuit Bruno Demontaigne.  

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Dino assure le rôle de traducteur pour ses parents

Désormais, la famille est accueillie, de façon provisoire, chez des particuliers, dans un petit logement forcément pas adapté : « On ne peut pas les laisser à la rue, il faut trouver une solution », commentent encore les membres du collectif. De leur côté, les enseignants soulignent la bonne intégration de Dino : « Ce fut un peu dur au début mais l’intégration se déroule bien. Il joue au foot avec ses camarades et se débrouille plutôt bien en français même s’il n’a pas les compétences d’un enfant arrivé en France il y a deux ans. Il a envie d’apprendre, il commence à être volontaire. Il assure même le rôle de traducteur pour ses parents ! » 

Le collectif Accueil migrants du Narbonnais, de son côté, n’est pas persuadé que l’Obligation de quitter le territoire français soit encore valable (les mesures sont exécutoires pendant une durée d’un an à compter de leur édiction) et demande à l’Etat le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est signataire : « Elle stipule que chaque enfant a le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes », conclut Luc Brémaud (*). 

Nous avons tenté de joindre Simon Chassard, secrétaire général de la préfecture, sur ces deux sujets, en vain. 

 

 

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