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Guerre en Ukraine – Convoi humanitaire de Cazilhac : « Si c’était à refaire, je repartirais dès demain »

Mission accomplie. Rentré ce vendredi 8 avril de Pologne, le convoi humanitaire de Cazilhac a réussi à rapatrier 34 réfugiés ukrainiens dans l’Aude. Pour les bénévoles, l’heure est au bilan.  

Ce n’était pas gagné mais ils l’ont fait. Ils ont réussi. Après plus de 5 000 km, le convoi humanitaire parti de Cazilhac il y a une semaine a réussi sa mission. Au-delà même de ses espérances. Ce vendredi 8 avril, le bus de l’espoir est rentré en France avec 41 réfugiés ukrainiens à son bord. Sur la route du retour, sept d’entre eux ont été déposés à Valence (Drôme) et à Nîmes (Gard) dans leurs familles d’accueil respectives. Ce sont ainsi 34 hommes, femmes et enfants qui ont été ramenés sains et saufs dans l’Aude. 34 réfugiés  avec un seul mot à la bouche : « Merci ». Pour l’équipe de bénévoles, l’heure est au bilan. 

À Mulhouse, le temps d’un spectacle de magie, les plus jeunes ont renouer avec l’innocence de leurs âges.
D. C. – Driss Chaït

Je n’oublierai jamais la détresse qu’on pouvait lire sur les visages

Toni Carvajal, maire de Cazilhac : « Je n’oublierai jamais la détresse qu’on pouvait lire sur les visages quand nous nous sommes rendus en Ukraine. À Mostyska, dans l’hôpital où nous avons amené les médicaments, le directeur ne savait pas quoi dire… Il avait les larmes aux yeux. C’était un moment très prenant. Il faut savoir que l’on est l’un des seuls bus étrangers à avoir réussi à passer la frontière. C’est interdit. Seuls les bus de presse y ont accès. Détenir des médicaments a joué en notre faveur. Côté polonais, à Przemysl ou Korczowa, beaucoup de vivres arrivent. Mais peu passent de l’autre côté […] Dans les camps, voir toutes ces personnes exténuées qui ont marché pendant des jours dormir sur des lits de camp, entassés, ça m’a fait quelque chose. Il y a des mamies avec des chiens, des personnes en fauteuil roulant, des enfants serrant des peluches, des cartons partout… Je retiens également l’organisation monumentale des bénévoles venus du monde entier. C’est tout simplement incroyable… Si c’était à refaire, je repartirais dès demain » 

Au fur et à mesure du voyage, j’avais une boule au ventre

Moment de convivialité partagé à Mulhouse, en Alsace, après avoir passé la frontière allemande.
D. C. – Driss Chaït

Philippe Martinez, bénévole en charge de la logistique : « En partant, nous craignions de ne pas réussir à ramener grand monde. Surtout lorsque l’on a appris qu’il y avait eu des rapts et des viols. Au fur et à mesure du voyage, j’avais la boule au ventre. Puis finalement, on a réussi à rapatrier le maximum que l’on pouvait. Le bus était plein. Et nous avons pu acheminer tout ce que nous avions collecté en amont en France. […] Aujourd’hui, le travail continue. Nous allons continuer de les soutenir. Il va désormais falloir accompagner toutes ces personnes dans leurs démarches administratives, mettre les petits à l’école… »

En partant, je ne savais pas trop ce que j’allais découvrir…

Olena, Ukrainienne digne et coquette.
D. C. – Driss Chaït

Jean-François Carrasco, l’un des chauffeurs du convoi : « Je ne pouvais pas rester là dans mon petit confort sans rien faire. Je me suis greffé au projet sur le tard. J’ai sollicité les transporteurs Couchouron et Vidal. Ils ont pris en charge tous les frais de route. En partant, je ne savais pas trop ce que j’allais découvrir… Une fois sur place, j’ai été submergé d’émotion en voyant toutes ces familles arriver avec toute leur vie dans une valise […] Grosse émotion également lorsque l’on a commencé à les prendre en charge et qu’un petit garçon, Philip, m’a sauté dans les bras… Tous ces gens ont une place particulière dans mon cœur. Nous avons été aux premières loges de leur évolution. Au départ, ils étaient fermés, inquiets. Au fur et à mesure du voyage, on les a sentis s’ouvrir un peu plus de jour en jour. On a les vus sourire à nouveau, prendre soin d’eux, partager. Toute cette expérience m’aura permis de me remettre en question. Ce sont des choses qui resteront gravées à vie en moi. » 

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