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Entre street food et chambres, Emilie et Christophe connectent la Corse à Carcassonne avec O Mà

Ce couple corso-carcassonnais a pris ses quartiers en lieu et place du Tire-Bouchon. Burger, falafels, et autres wraps sont faits maisons, toujours à base de produits les plus locaux possible. Sur les quatre étages surplombant la place Carnot, quatre chambres seront proposées à la location d’ici une dizaine de jours. 

Une façade bleue aux encadrements noirs. Sur la place Carnot à Carcassonne, la devanture d’O Mà se repère tout de suite. « Très souvent on voit des touristes prendre le bâtiment en photo », raconte Emilie Bimas en inscrivant les plats du jour sur son ardoise. Tacos d’agneau confit, smash burger, falafel… la carte se veut courte mais alléchante. 

« Tout est frais et fait maison, on n’a même pas de micro-onde », assure Christophe Quastana alors qu’il prépare un gravlax de saumon. Lui au fourneau, elle au service, le couple a souhaité proposer des plats à base de produits locaux dès l’ouverture, début avril. « Le pain vient de chez Papineau, on se fournit en viande chez Salette, … on propose aussi la bière Ciutat », énumère Emilie Bimas. Mais la trentenaire aime aussi « chiner » des produits de bouche détonants. « Ma voisine m’a parlé de son fils, qui produit des thés fermentés au kombucha du côté des Sables-d’Olonne, raconte-t-elle. Je me suis dit pourquoi pas. »

Un bouche-à-oreille que la fille des chocolatiers Bimas sait mettre à profit. Après trois ans au Sofitel de Marrakech puis trois autres dans celui d’Ajaccio, où elle rencontre Christophe, c’est par ce biais que la jeune femme a pu retourner à sa ville natale. « Le propriétaire du Tire-Bouchon, Thierry Frileux, nous a proposé de reprendre l’affaire il y a presqu’un an. C’était l’occasion de lancer notre concept. »

Les chambres (entre 80 et 100 euros la nuité) devraient être disponibles à la location dans une dizaine de jours.
Independant – NATHALIE AMEN VALS

 

Emilie compte soigner la déco au gré de ses découvertes, comme cet ancien fauteuil de dentiste.
Independant – NATHALIE AMEN VALS

 

Emilie a choisi des produits corses pour accueillir ses clients, hommage à son compagnon.
Independant – NATHALIE AMEN VALS

Car au-delà d’une enseigne de street food « sans chichi », O Mà proposera aussi des chambres à la location, d’ici une dizaine de jours. Donnant sur la place Carnot, les quatre logements sont décorés avec soin. Les couleurs sont claires avec quelques touches vives, rendant les pièces apaisantes. Un fauteuil de dentiste vert mousse trône dans l’une des chambres. « Je compte affiner ma déco au fil de mes trouvailles », souligne Emilie Bimas. Diplômée de l’école hôtelière Vatel à Nîmes, la jeune entrepreneuse se rapproche ainsi de son rêve initial, être gouvernante générale. « J’aime tout ce qui touche au logement, à l’accueil hôtelier. O Mà me permet de faire ça pendant que Christophe s’amuse en cuisine. »

Et si aux fourneaux les produits sont audois, la Corse se retrouve sur les tables de nuit. Les produits d’accueil « Isula casa », à base de fleurs de châtaigner, sont un hommage aux origines de Christophe. Tout comme le tricorne qui surplombe le nom du restaurant, lequel signifie « Maman » en dialecte corse. Un blason familial, à l’image de ce couple et de son sens de l’accueil.

Infos: chambres entre 80 à 100€, plats de 11 à 15€. Ouvert tous les jours sauf le mardi.

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