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Climat : les préconisations du rapport du Giec pour que la planète reste « vivable »

Des mesures drastiques doivent immédiatement être prises pour parvenir à limiter à 1,5 degré le réchauffement planétaire par rapport aux niveaux préindustriels, déclare le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans un rapport publié lundi.

Parmi les pistes proposées, le Giec recommande notamment de réduire considérablement l’utilisation des carburants fossiles, de planter des forêts ou encore de réduire la consommation de viande.

Depuis sa création, en 1988, le Giec n’a eu de cesse d’adresser des mises en garde contre les conséquences du réchauffement climatique sans que cela se traduise par une baisse des émissions de CO2 qui ont atteint au cours de la dernière décennie leur niveau le plus élevé.

Pour l’organisme, qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2007 avec l’ancien vice-président américain Al Gore, l’objectif de limiter à 1,5° Celsius le réchauffement planétaire échouera très probablement et la hausse des températures atteindra autour de 3,2 degrés d’ici la fin du siècle.

OPTIMISME NAÏF

« Nous avons quitté la COP26 de Glasgow dans un état d’optimisme naïf fondé sur de nouvelles promesses et de nouveaux engagements », a commenté le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, à la sortie du rapport.

« Pourtant, les engagements pris en faveur du climat entraîneront une hausse de 14% des émissions. Et la plupart des plus gros émetteurs ne prennent même pas les décisions pour honorer ne serait-ce que ces promesses mal calibrées. »

Selon le Giec, seules des diminutions spectaculaires et immédiates des émissions pourront infléchir le cours des choses et il faudrait que ces réductions concernent tous les secteurs, de l’agriculture aux transports, en passant par l’énergie et le bâtiment. Au-delà de ces mesures, les gouvernements devront amplifier leurs efforts pour planter plus d’arbres et pour développer des technologies capables de capter le CO2 envoyé dans l’atmosphère par plus d’un siècle d’activité industrielle.

« C’est maintenant ou jamais », a prévenu Jim Skea, qui a co-dirigé la rédaction du rapport du Giec. Si de précédents rapports de l’organisme portaient avant tout sur les dernières découvertes scientifiques en matière de réchauffement climatique et sur les solutions à imaginer pour s’adapter à ses conséquences, le texte publié lundi s’attaque aux mesures à prendre pour réduire les émissions de CO2 et il est à ce titre celui qui risque le plus de mettre les gouvernements sous pression.

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