Free Delivery & 60-Day Returns* - Everyday!

Réal : « Nos voisins veulent que l’on parte ! »

Un couple de Biterrois qui s’installe. Menaces, intimidations, dégradations en tous genres, et plus grave, un impact de balle relevé dans le double vitrage. Sylvie et Serge Guillemin espèrent voir la situation s’apaiser et croient en l’arbitrage de l’Etat qui, pour l’instant, se fait attendre. L’affaire est en cours d’instruction. Bienvenus à OK Réal.

Réal, vue imprenable sur la montagne, sa guinguette, le lac de Puyvalador à ses pieds et… ses conflits de voisinage ! Depuis des mois, le litige oppose plusieurs propriétaires sur des questions de constructions et d’aménagement, le tout sur fond de dégradations et de menaces.

Les Biterrois Sylvie et Serge Guillemin rembobinent le fil de l’histoire : « Avec le voisin, en amont de notre parcelle, nous avons construit notre maison en même temps. Nous, nous l’avons finie en décembre 2018. Notre voisin nous a téléphoné parce qu’il voulait aplanir son terrain en rajoutant de la terre. Je lui ai dit ce n’est pas possible puisque, d’une part, ça allait nous poser des problèmes sur le pignon nord et, d’autre part, parce que le maire nous avait demandé de conserver la pente naturelle. Ce que ce dernier a confirmé lors d’une médiation en mairie. Nos voisins se sont engagés devant lui, à enlever toutes les terres supplémentaires… Et nous buvons un pot ensemble à la Guinguette pour sceller cet accord », explique Serge Guillemin.

Mais les travaux continuent et la terre reste. Or, la loi dit que l’on doit supporter les eaux de ruissellement du voisin du dessus, sauf quand les pentes sont modifiées, et quand une maison est construite, avec des gouttières et des toitures qui déversent de l’eau de pluie.  « Dans ce cas, le propriétaire en amont doit faire un fossé le long de sa parcelle pour capter ses eaux et les mettre sur la voirie. Il ne l’a pas fait et nous avons été inondés. Nous lui avons alors demandé le creusement du fossé, ce qui finalement a été fait. »

Pourtant, c’est là que les harcèlements commencent.

« L’objectif de nos voisins : que l’on parte ! »  (Sylvie et Serge Guillemin)

Sous prétexte d’un déplacement de borne limitative par la famille Guillemin, les recommandés s’accumulent. « En réponse, nous avons déposé un recours gracieux auprès de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) pour obtention frauduleuse d’un permis de construire et construction illicite d’un chalet de ce type interdit sur la commune. La procédure est restée sans suite. Mais ici, on est à Réal, on est en France, dans un état de droit, il devrait y avoir une réaction des services publics. Il y a une carence administrative. » 

Et Sylvie et Serge Guillemin parlent en connaissance de cause. Elle est urbaniste et spécialisée en droit d’urbanisme, lui est ingénieur dans les travaux publics. Des demandes d’éclaircissement de leur part ont eu l’air de déplaire à certains. « Les deux propriétaires qui nous entourent, l’un adjoint, l’autre conseillère municipale, se sont ligués contre nous ! « 

Depuis mars 2021, de multiples mains courantes et plaintes contre X ont été déposées pour des pneus crevés, des insultes, des pavés sont jetés en pleine nuit sur la maison et autres dégradations comme ces 40 sapinettes tout juste plantées, cisaillées à la base, le désherbant qui a fait mourir les autres, le potager des petits-enfants saccagé, les tendeurs de grillages sectionnés. Puis, le paroxysme, le 22 décembre dernier, avec un tir à la carabine dans le double vitrage.  « Quand c’est un élu, qui est agressé, il y a une réaction immédiate, et c’est normal, termine le couple.  Là on attend quoi ? Que je dépose 20 plaintes ? Qu’on nous tire directement dessus ? Pour nous, l’objectif de nos voisins est clair : que l’on parte ! « .

Malgré nos sollicitations, les voisins de Serge et Sylvie Guillemin n’ont pas souhaité s’exprimer.

 

Jean-Luc Séguy, maire de Réal :  » Des habitants n’osent même plus emprunter cette rue »

Jean-Luc Séguy se serait bien passé d’une telle publicité pour son village. « Si j’avais la solution pour régler ce conflit de voisinage, ce serait fait depuis longtemps. Il y a des enquêtes de gendarmerie en cours puisque 9 plaintes et mains courantes ont été déposées par M. et Mme Guillemin. Au départ, nous avons fait une médiation qui paraissait réglée mais ça s’est envenimé. Mais des dégradations et une balle tirée dans la fenêtre, je ne peux absolument pas le cautionner, c’est inadmissible. Des habitants n’osent même plus emprunter cette rue. J’ai dû me rendre à la brigade, j’ai rencontré le sous-préfet. Les voisins du couple Guillemin sont, l’un, adjoint, l’autre, conseillère municipale. Cela met complètement la mairie en porte-à-faux, ça pèse sur le conseil. Je n’ai aucune preuve, il y a toujours la présomption d’innocence mais j’aimerais que l’enquête aboutisse. La mairie avisera ensuite. »

Articles populaires