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Perpignan – Lujipeka en concert au Médiator vendredi : « Ça va aller dans tous les sens »

Après la sortie de son premier album « Montagnes russes » le 5 novembre dernier, le jeune rappeur, ancien membre du groupe Columbine, poursuit sa première tournée solo. Prochaine étape à Perpignan, où il se produira sur la scène du Médiator vendredi 11 mars, pour un show haut en couleur, promet-il. 

De retour sur scène depuis la mi-février. Comment se passe la tournée ? 

Franchement, ça va bien. La tournée est lancée depuis pas longtemps. On a fait à peu près 6/7 dates et ça se passe archi bien. Il y a plein de monde, les concerts se passent bien. L’équipe est deter’ et on a hâte de venir à Perpignan vendredi. 

Tu as un gros programme jusqu’aux festivals cet été, comment appréhendes-tu la période ? 

C’est trop bien. J’ai hâte des festivals. Tout va s’enchaîner assez vite. On va avoir une trentaine de dates en salle puis 20 en festivals donc ça va être chargé mais on avait hâte de reprendre donc ça tue. 

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La tournée a été reportée plusieurs fois à cause du Covid, y a-t-il une forme de libération maintenant que tu peux partir en tournée pour de bon ? 

On a tellement attendu qu’une fois que ça repart je suis content d’avoir autant de dates. Ça enlève presque le stress de monter sur scène. 

Tu étais stressé… 

Vu qu’avant j’étais en groupe, là ce sont mes premiers concerts tout seul donc il y avait une petite appréhension que ça ne se passe très bien. Mais au final, j’avais tellement hâte que ça a pris le dessus sur ça et je suis agréablement surpris de ne pas être trop stressé avant de monter sur scène, que ça se déroule bien, que j’arrive à prendre l’espace tout seul là où avant on était pleins sur scène. Il y a quelque chose aussi de plus écrit dans le show. Là où avant on y allait plus à l’énergie, maintenant on propose un vrai show. J’interagis avec le décor et ça va dans le bon sens. 

Il y a une vraie direction artistique dans tes concerts désormais ? 

Oui totalement, il y a une scénographie qui a été faite par Chaps, un pote du groupe Columbine (dont faisait partie Lujipeka) qui nous a designés le show. Je voulais une voiture sur scène pour recréer l’ambiance « voiture-parking », avec une voiture rose fluo garée comme sur un parking. Et du coup, ça rend vraiment bien, c’est raccord avec l’esthétique du projet. J’aime bien la symbolique du parking parce que ça me rappelle un peu mes soirées adolescentes, quand on venait d’avoir le permis et qu’on traînait à Rennes sur des parkings avec des potes. Je trouvais ça cool de retranscrire cela sur scène. Ça créait une intimité assez cool. 

En parlant de voiture sur un parking, cet été tu as organisé un « summer tour » pour rencontrer tes fans sur des parkings de supermarché parce que la tournée avait été annulée. Tu aimes cette communion avec le public ? 

C’est super important pour moi. L’été dernier, dès qu’on a pu commencer à faire des petits rassemblements, on a saisi l’occasion et on a donné rendez-vous aux gens sur le parking des plages pour faire des mini-concerts de 40 minutes et juste reconnecter avec tout le monde. Dès que je peux créer un petit évènement, rassembler du monde en dehors des concerts habituels, je trouve toujours des petites solutions pour aller vers les gens. Je trouve ça plus sympa que quand c’est trop formel. 

Parlons un peu de ta musique maintenant. Dans ton album, tu mélanges beaucoup de styles musicaux. Comment définirais-tu ta musique ? 

C’est du rap mais qui vient se mélanger à d’autres genres musicaux. C’est un genre qui est en constante évolution et plus que jamais en ce moment. J’écoute beaucoup de musique et je suis un vrai fan de rap à la base. Du coup, j’aime juste mélanger toutes mes influences. Et même si des fois je vais explorer d’autres terrains, c’est parce que je ne m’interdis rien. Je prends le rap comme base mais si un jour j’ai envie de faire un morceau qui va plus vers la chanson, je ne vais pas me dire « je ne peux pas le faire ». Tant que la musique est bonne et me parle, je le fais.

Justement, quelles sont tes influences ?

Ça peut aller du reggae, au rock, à l’électro. J’écoute beaucoup de rap mais j’ai toujours le goût d’aller chercher d’autres choses, d’aller écouter de la pop, d’aller chercher des choses plus anciennes. Le but est de s’inspirer pour pouvoir mélanger avec ce que je sais déjà faire. Ça me permet de ne pas tourner en rond aussi. 

Tu as intitulé ton album « Montagnes russes », en référence à tes expériences de vie. C’est aussi un clin d’œil à la fête foraine. Quel lien entretiens-tu avec ce lieu ? 

Ça me rappelle ma ville. Je viens de Rennes, c’est une toute petite ville. Et ce « mood » de soirées sur un parking de fête foraine, c’est quelque chose qui est assez propre aux petites villes. Par exemple, à Paris, ce sont des ambiances qu’ils vont peut-être moins connaître. Nous, quand on était petits, quand la fête foraine arrivait en décembre à Rennes, c’était des bons souvenirs. Il y a quelque chose d’un peu magique et en même temps éphémère. Il y a un truc assez poétique. C’est hypercoloré : ça fait rêver la nuit, et le jour il y a quelque chose d’un peu plus crade, un signe de retour à la réalité brut. Et le côté « montagnes russes », ça symbolise les différentes ambiances de l’album, avec des morceaux mélancoliques et d’autres plus joyeux. Je trouvais que la métaphore était assez pertinente par rapport à l’album et aussi tout ce que ça pouvait me permettre de représenter visuellement autour.

As-tu donc fait de ton concert une attraction ? 

Oui, il y a un côté voyage en montagnes russes. Ça va dans plein de directions différentes. Il y a des moments vraiment très énergiques et d’autres plus posés. C’est tout un panel de choses qui me servent pour ne pas tomber dans le monotone. Vraiment, je n’aime pas quand les choses sont trop linéaires. Le défi sur ce projet, c’était « comment aller dans tous les sens ? »

Pour finir, est-ce que c’est un plaisir de revenir à Perpignan ? 

J’ai hâte de les voir. J’étais déjà venu dans cette salle en groupe. Je trouve ça cool comme symbolique de revenir et peut-être qu’il y en aura d’autres… 

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