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Narbonne – 8 mars, Journée de la femme : Manon, électrotechnicienne chez Véolia, visage d’une reconversion réussie

Manon, jeune femme de 30 ans s’est insérée chez Véolia dans une équipe masculine à la station d’épuration de Narbonne. Un départ vers un nouveau métier dans lequel elle se sent comme un poisson dans l’eau. 

Après avoir été factrice à Coursan, Manon, 30 ans, s’est lassée d’enchaîner des CDD pendant 4 ans. « À 30 ans, on arrive à un âge où on a envie de stabilité » confie-t-elle. Elle s’est lancée dans une aventure peu commune : devenir électrotechnicienne chez Véolia. C’est un courrier de Pôle Emploi qui l’a incitée à franchir le pas et à s’engager dans un parcours en alternance :  une semaine en formation, trois semaines sur le terrain. Un apprentissage qu’elle effectue à la station d’épuration de Narbonne où elle a rejoint une équipe essentiellement masculine. 

L’analyse de l’eau dans le laboratoire.
Independant – CHRISTOPHE BARREAU

Sans préjugé

« Je n’ai pas de préjugé, à aucun moment, je ne me suis dit : ce n’est pas ta place ! Rien ne peut empêcher une femme de travailler dans cet environnement ». Dans le laboratoire, elle effectue les analyses requises : « je vais récupérer les bidons d’eaux usées et ceux d’eaux traitées. Les paramètres de rejet dans le milieu naturel sont drastiques, le cahier des charges est extrêmement strict. » Et c’est cet aspect-là qui lui plaît : « Depuis que je travaille chez Veolia, je fais attention à ma propre consommation d’eau potable, au temps passé sous la douche. Je suis sidérée quand je vois ce que les gens jettent dans les toilettes. Ce qui m’intéresse, c’est d’être utile pour préserver notre environnement, c’est important que les gens soient sensibles au cycle de l’eau. Et il faut des personnes, à chaque maillon de la chaîne pour que ce cycle, crucial pour la vie, soit conduit de façon impeccable. J’ai pris conscience du travail effectué dans ce secteur, de toutes les technicités de toutes ces personnes mobilisées pour que l’eau arrive au robinet. « . 

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La jeune femme ne se dit pas dégoûtée par ce  travail au sein d’une station d’épuration : « du moment que j’ai un équipement qui me protège, ça ne me gêne pas. Je me focalise sur le traitement, sur le rejet. L’eau qui se jette dans la Robine soit être parfaite et ça me motive ». Son travail, pour elle, n’est pas genré : « Un homme, une femme peut le faire. Il nous arrive de démonter une pompe, la gaveuse de la centrifugeuse. Le processus de l’eau est complexe, il faut surveiller chaque étape, que rien ne bloque pour éviter que la chaîne de s’enraye. Tout le monde peut le faire ». 

« Ils ne sont pas bavards ! »

Quant à s’insérer dans une équipe masculine : « ils ne sont pas bavards ! dit la jeune femme en souriant. Ils commencent à s’exprimer un peu plus maintenant que je suis là, c’est ça qui était compliqué au début !  » Autre atout : « il n’y a aucun esprit de compétition, pas de tension ».  La jeune femme a été sensible aux attentions du chef d’équipe.  » Il n’y avait  pas de vestiaire pour les femmes et le chef de service a placé un verrou à mon attention. J’ai senti que j’étais attendue, ça m’a fait plaisir ! j’ai été intégrée dans une équipe, et impliquée  »  

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Aujourd’hui Manon se dit épanouie : « j’aime ce que je fais; je me sens utile pour l’environnement, pour les habitants de ce territoire. Il y a beaucoup d’innovation. Et j’ai intégré une entreprise qui offre beaucoup de perspectives d’évolution ». 

Les bassins à côté de la Robine.
Independant – CHRISTOPHE BARREAU

Chez Véolia, une volonté de féminiser les métiers

Nous voulons féminiser nos métiers, précise Magali Gippet, responsable de la communication chez Véolia. C’est la raison pour laquelle la direction des ressources humaines a monté cette formation et nous avons actuellement une classe de femmes qui deviendront électrotechniciennes en cycle de l’eau. L’objectif, c’est que ça fasse boule de neige. Nous avons placé l’alternance sur des postes à pourvoir, il y en avait un ici à Narbonne, et un à Perpignan. Nous avons transféré à Pôle Emploi ces postes-là qui les a diffusés. Car à Véolia, nous ne recevons que des CV masculins. Aujourd’hui, Veolia compte parmi ses salariés une femme pour quatre hommes, et une femme pour deux hommes au niveau de l’encadrement. Année après année, la présence des femmes au sein de Veolia ne cesse de se renforcer, à tous les niveaux et dans toutes les fonctions, que celles-ci soient opérationnelles ou managériales ».

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