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les prédictions de Marine Le Pen pour le second tour

Il reste trente jours de campagne, mais au QG de Marine Le Pen, on est convaincu que « la guerre [en Ukraine] va geler la cristallisation plus tôt que prévu. » Autrement dit : figer les sondages, la certitude de vote.

Lors de la présidentielle précédente, il y a cinq ans, cette cristallisation avait eu lieu dans la dernière quinzaine avant le scrutin. Cette fois donc, Marine Le Pen parie sur le fait que les équilibres ne seront pas bousculés dans le mois qui arrive. Car la guerre en Ukraine, selon elle, joue sur l’opinion française.

D’abord, elle écrase le temps médiatique consacré à l’élection. « Cela empêche de gros rebonds, explique la candidate en privé. Les gros rebonds, vous ne les faites qu’en période de grosse bande passante. » La même développe une autre théorie auprès de ses proches : la prime à la solidité du candidat. « En période de crise, c’est ce qui compte », dit-elle. Elle en bénéficie, comme Emmanuel Macron ou Jean-Luc Mélenchon, qui n’en sont pas à leur première campagne et que les Français identifient largement… contrairement à Éric Zemmour ou Valérie Pécresse à droite, à Yannick Jadot ou Anne Hidalgo à gauche.

Le bémol à ce raisonnement, c’est qu’il repose sur une mobilisation massive de l’électorat Le Pen, le même qui avait fait défaut aux régionales de juin dernier. Le moyen de l’éviter ? « C’est de réussir à faire comprendre que l’on joue gagnant », explique un proche de la candidate, convaincu que ses électeurs iront voter s’ils croient véritablement en ses chances d’entrer à l’Elysée.

C’est pour ça que le Rassemblement national regarde tant les sondages en ce moment… pas du premier, mais du second tour. Certains notent d’ailleurs en interne qu’ils sont moins bons. Pour que son plan se déroule comme prévu, il faudrait que l’écart se résorbe à nouveau dans les prochains jours, pour donner l’impression que ça jouera dans un mouchoir de poche.

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