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« Il est toujours neutre, mais dans ce cas-là, il faut être radical »

L’hymne ukrainien est chanté à plusieurs reprises. Plusieurs centaines d’Ukrainiens de Paris étaient rassemblés  en fin de journée, mercredi 2 mars, place de l’Hôtel de Ville de la capitale, pour demander l’arrêt immédiat des hostilités. Avant de partir, ils ont pris le temps d’écouter l’allocution d’Emmanuel Macron sur l’offensive russe, tous ensemble autour de la petite enceinte.

En entendant l’hymne français et la prise de parole d’Emmanuel Macron, ils forment un cercle, certains s’enlacent. Dans son allocution d’environ 15 minutes, le chef de l’Etat adopte un ton grave : « Cette guerre en Europe n’appartient plus aux livres d’histoire ou aux livres d’écoles mais qui est là, sous nos yeux », détaille-t-il, rappelant sa volonté d’obtenir l’arrêt des combats. « Les jours qui viennent seront vraisemblablement de plus en plus durs », a déclaré le chef de l’Etat, rappelant que « des centaines de civils ukrainiens ont d’ores et déjà été tués ». Avant d’adresser au président ukrainien Volodymyr Zelensky « le soutien fraternel de la France », son homologue français l’a présenté comme « le visage de l’honneur, de la liberté, de la bravoure » et loué le « courage » de son peuple. 

>> Guerre en Ukraine : ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron

En entendant ces paroles, Volodymir, « comme le président ukrainien », précise-t-il, se sent fier. A 30 ans, ce Français d’origine ukrainienne souffle : « Je pense qu’il a eu les mots les plus justes qu’on pouvait dire à ce moment-là. Merci de soutenir la démocratie, de soutenir les Ukrainiens aujourd’hui. »

A leur tour, Stanislas, 18 ans, et Maryna, 25 ans, deux étudiants ukrainiens, décryptent : « Macron verse de l’eau, ça veut dire qu’il parle bien, mais pas d’action. Il ne donne pas de nouvelles. Macron est toujours neutre. Et dans ce cas-là, il faut être plutôt radical. Là, c’est la guerre. »

Emmanuel Macron l’affirme pourtant : « Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie », précisant que « La Russie n’est pas agressée, elle est l’agresseur », « cette guerre n’est pas un conflit entre l’Otan et la Russie » et « encore moins une lutte contre le nazisme, c’est un mensonge »,  accusant Vladimir Poutine d’être le « seul » à avoir provoqué la guerre. Tout en assurant avoir « choisi de rester en contact et resterai en contact autant que c’est nécessaire avec le président Poutine. »

« Il faut assumer que la diplomatie a échoué »

Ce qui fait bondir Maria, comédienne, qui vit en France depuis huit ans : « Mais comment peut-on parler avec des criminels ? Je ne comprends pas comment on peut l’appeler toujours président. Le monde n’est plus le même et il faut assumer aujourd’hui que c’est la guerre et que la diplomatie, elle, a échoué. » 

Et Maria de conclure : « Pour nous tous, pour les Ukrainiens, la guerre, la Troisième Guerre mondiale a commencé déjà. Emmanuel Macron n’est pas assez combatif. Et à mon avis, personne ne l’ai assez, à part les Ukrainiens aujourd’hui, parce qu’on n’a pas le choix. »

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