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À Dijon, Emmanuel Macron défend les mesures de gauche de son programme

Emmanuel Macron le dit lui-même publiquement, il était frustré de ne pas pouvoir vraiment faire campagne, alors qu’il s’est déclaré tardivement, le 3 mars, mobilisé par la gestion de la crise en Ukraine. Le président candidat à sa réélection était lundi 28 mars à Dijon, en Bourgogne pour son premier « vrai » déplacement de terrain.

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Emmanuel Macron, en bras de chemise, revient au contact. Dans ce quartier populaire, c’est d’abord de pouvoir d’achat et de fin du mois dont on lui parle. « Les 18 centimes que vous promettez sur le gazole mais c’est ridicule ! », lance un père de famille. « Sur le pourvoir d’achat on a mis 20 milliards », commence à répondre Emmanuel Macron. « Vous ne vous rendez pas compte, c’est horrible d’aller faire ses courses, c’est horrible de remplir son réservoir », poursuit le Dijonnais.

« J’avais un salaire qui me permettait de vivre correctement. Je pouvais mettre de côté et je pouvais partir en vacances, ce n’est plus possible actuellement. Je suis devenu un salarié pauvre ! »

Un habitant de Dijon à Emmanuel Macron

Ce père de famille, attaché commercial dans une grosse entreprise de transport, explique qu’il ne s’en sort pas malgré ses 2 000 euros par mois : « Je ne dis pas que l’État va régler tous les problèmes mais, à un moment, il va falloir trouver une solution parce que ça ne peut pas durer. Les gens vont péter un câble. Qui est-ce qui se gave ? C’est toujours les mêmes. Nous les salariés, on n’a jamais le droit à rien. On récupère des miettes. »

« Les réserves de voix au 2e tour, elles sont à gauche », lui lance un habitant. Politique de la ville, politique sociale, politique éducative… Sa jambe gauche à Dijon, Emmanuel Macron vient justement la muscler au côté du maire, François Rebsamen, ancienne figure du Parti socialiste fraichement rallié. « Quand on marche, il faut deux jambes : une à gauche, une à droite, argumente le chef de l’État. Il faut en mettre une après l’autre pour pouvoir avancer. Tantôt, certaines mesures ont une couleur de droite, tantôt une couleur de gauche. C’est la cohérence d’un projet qui compte. Ces cinq dernières années l’ont montré, on a fait des réformes que des gens venant de la droite n’avaient jamais voulues ou pues ou sues faire. Elles nous ont permis de financer des politiques sociales que les gens de gauche n’avaient jamais faites. »

À treize jours du premier tour, Emmanuel Macron perd encore 1 point dans le sondage quotidien d’Ipsos pour franceinfo et Le Parisien. Une baisse constante depuis la présentation de son programme mais il reste en tête. Le président prépare donc déjà le deuxième tour face à Marine Le Pen, qu’il se refuse à nommer : « Il y a l’extrême droite aujourd’hui, qui est toujours là et qui, face à nous, est toujours portée par un clan et veut la division. »

« L’extrême droite a ses alliés utiles qui les aident à rassembler. Mais enfin, j’ai bien compris qu’ils allaient après nous expliquer la cohérence de leur tandem parce que ça finira en tandem cette affaire. On sait bien comment ça se passe. »

Emmanuel Macron,

à Dijon

Un tandem Marine Le Pen – Éric Zemmour, le candidat de Reconquête! victime du premier uppercut lundi matin du président candidat après avoir laissé siffler « Macron assassin » dimanche au Trocadéro. S’il n’a pas entendu, il devrait s’offrir des prothèses auditives qui grâce à moi sont désormais remboursées à 100% a – en substance – taclé le sortant.

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