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Virginie Hocq à Carcassonne : « Pour l’enterrement de mon père, on s’est tous cuités »

L’humoriste belge se produit sur la scène du théâtre Jean-Alary le 9 février à 20 h 30. Elle présente sont septième « seule en scène » : « Ou presque ». 

Pourquoi avoir choisi d’écrire un spectacle sur votre vie ?

Ce n’est pas vraiment un spectacle autobiographique. Je ne voulais pas raconter ma vie, mais raconter des histoires qui arrivent à tout le monde. Le but, c’est toujours de toucher à l’universel pour, tout de même, concerner les spectateurs.

Quel est le point de départ de « Ou presque » ?

La mort de mon père.

Ah ! Il s’agit donc bien d’un spectacle autobiographique…

Écoutez, écoutez… Donc mon père est mort et donc on l’enterre. Et là, je vois toutes ces mines fermées, tous ces gens qui connaissaient mon père et que je ne connaissais pas. Bref, voilà l’ambiance. Et puis, et puis… C’est ma marque de fabrique, j’ai détourné le mal pour finalement en rire. On s’est tous cuités, on a bien rigolé. On a pris une cuite pour l’enterrement de mon père et du coup, c’est un super souvenir. Ç’a mis un petit blanc au début lorsque je me suis mise à chanter des chansons grivoises, puis tout le monde a bien rigolé.

Ç’a mis un petit blanc au début lorsque je me suis mise à chanter des chansons grivoises

Cet humour grinçant, parfois qui dérange, c’est ce qu’on appelle l’humour belge ?

Franchement, je ne sais pas. Je ne suis pas sûre, peut-être. Ce que je sais, en revanche, c’est que je ne fais pas d’humour spécifiquement pour les Belges. C’est pourquoi je joue en France, en Suisse, en Italie… Je ne sais pas s’il y a un humour pour chaque patrie.

Ce « seul en scène », c’est tout le contraire d’une suite de sketchs. Vous racontez une histoire en fait…

Oui, c’est ça. Je raconte une histoire. Avec un début, un milieu, une fin. Une histoire avec laquelle on rigole, on s’amuse… Ce mode de narration est très naturel chez moi. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai commencé. Puis, dans mon entourage, on m’a dit que non, qu’il fallait écrire des sketchs, que c’était plus efficace. Alors je me suis mise à écrire des sketchs. Finalement, j’en suis revenue… 

Alors si vous deviez nous le raconter ce « seul en scène » ?

Je me retrouve à vider l’appartement d’un proche, et c’est parti pour 1 h 30 de fête ! Je sors des histoires des cartons qui me ramènent à diverses périodes de ma vie.  L’enfance, l’adolescence, la vieillesse et même ce que j’appelle la glissade… Tout le monde expérimente toutes ces étapes de la vie !

Vous parlez en réalité des cycles de la vie…

C’est ça. Et j’en ris, même si ça peut souvent être difficile à vivre. Il faut en rire !

Je me retrouve à vider l’appartement d’un proche, et c’est parti pour 1 h 30 de fête !

Vous l’avez écrit seule ce spectacle ?

Oui, je l’ai coécrit avec moi-même. Il est mis en scène par Johanna Boyé.

Vous avez fait du théâtre, joué du Tchekhov, du Giraudoux, du Courteline, fait du cinéma, de la télévision, dans des émissions ou des séries, du doublage… Que préférez-vous ?

Tout. J’ai fait ce métier pour collectionner les étiquettes, je ne veux pas entrer dans une case. Je veux pouvoir tout faire. Même la télévision, même si ce n’est pas forcément ce que je préfère, j’ai pu m’y épanouir.

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