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Valérie Pécresse a répondu aux questions des internautes sur Twitch

Ce qu’il faut savoir

A moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse était l’invitée de l’interview politique « 20h22 » du journal de 20 heures de France 2 et de la chaîne de France Télévisions sur Twitch, mardi 15 février. « Je suis le vrai rempart républicain à la théorie du ‘grand remplacement' », a déclaré la candidate du parti Les Républicains après son premier grand meeting à Paris. Une prise de parole attendue alors qu’elle fait face à de nombreuses critiques au sein de sa formation politique, et à une féroce concurrence de l’extrême droite. Sur France 2, l’interview était menée par Anne-Sophie Lapix, Mohamed Bouhafsi et Nathalie Saint-Cricq. Dans la foulée de cette interview, Valérie Pécresse a répondu aux questions des viewers sur Twitch. Samuel Etienne et Alix Bouilhaguet ont animé cet échange. Ce direct est désormais terminé.

 Un premier meeting très critiqué. Valérie Pécresse comptait sur son premier grand meeting à Paris, dimanche, pour relancer une campagne en perte de vitesse, mais sa prestation n’a pas eu du tout l’effet escompté. La candidate LR se retrouve depuis sous les feux de critiques. Certains membres de son propre camp ne cachaient pas leur déception en coulisses sur sa prestation, tant sur la forme que sur le fond. « Où est l’animal politique pour combattre Macron, Le Pen et Zemmour ? », s’est interrogé un parlementaire. « C’était le Titanic », a renchéri un autre, qui ne cachait pas sa crainte de nouvelles défections chez LR. 

Une « droitisation » qui interroge. Prise en étau dans les sondages entre les deux candidats d’extrême droite, Valérie Pécresse est accusée de reprendre certaines de leurs propositions sur des sujets tels que l’identité nationale, la laïcité ou l’immigration. Mais c’est surtout son utilisation de la théorie controversée de « grand remplacement », notion défendue par Eric Zemmour, qui a choqué nombre de ses soutiens lors de son meeting. La candidate a tenté de se justifier, lundi, au micro de RTL : « La phrase est : ‘Je ne me résigne ni au grand déclassement ni au ‘grand remplacement ». Ça veut dire que je ne me résigne pas, justement, aux théories d’Eric Zemmour et aux théories de l’extrême droite, parce que je sais qu’une autre voie est possible », a-t-elle affirmé.

Une campagne qui marque le pas et des sondages qui stagnent. Après sa victoire au congrès de la droite en décembre, Valérie Pécresse a connu un décollage spectaculaire dans les sondages. Et même si sa campagne semble marquer le pas, elle est régulièrement donnée au deuxième tour face à Emmanuel Macron dans les enquêtes d’opinion ces derniers mois. Mais les dernières tendances la donne derrière Marine Le Pen, avec laquelle elle est au coude-à-coude, et seulement quelques points devant Eric Zemmour. Le président sortant, qui n’a toujours pas fait acte de candidature, est quant à lui largement en tête dans les intentions de vote. 

 Des Républicains (très) divisés. Accusée d’être trop éloignée des préoccupations des Français, Valérie Pécresse peine à convaincre son propre camp. La candidate n’a toujours pas reçu le soutien officiel de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et est victime depuis quelques jours de plusieurs défections. La plus emblématique est celle de l’ancien ministre Eric Woerth, qui a rallié avec fracas le camp Macron la semaine passée. Deux autres élues LR ont également quitté le navire : la maire de Calais, Natacha Bouchart, et l’ancienne secrétaire d’Etat Nora Berra. Rachida Dati, de son côté, a sévèrement étrillé Patrick Stefanini, le directeur de campagne de la candidate LR, le qualifiant de « loser » et de « déserteur ».

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