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Tragédie de Saint-Laurent-de-la-Salanque : huit morts formellement identifiés, trois rescapés et un blessé inconnu

Les experts ont terminé ce vendredi dans la soirée l’identification formelle des huit victimes décédées dans l’incendie et l’explosion survenus lundi 14 février à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Les corps vont être restitués aux familles en début de semaine prochaine afin qu’elles puissent procéder aux cérémonies d’hommage et d’inhumation.

La terrible nouvelle leur a malheureusement été confirmée de manière officielle. L’ensemble des proches des disparus des immeubles situés aux numéros 13,15 et 17 de la rue Lamartine à Saint-Laurent-de-la-Salanque, qui oscillaient depuis cinq jours entre espoir et désespoir, ont été reçus ce samedi matin lors d’une rencontre placée sous l’autorité du procureur de la République de Perpignan et initiée avec l’association France victimes 66 et la CUMP 66 (cellule d’urgence médico-psychologique). L’heure de leur notifier les identités des personnes décédées, désormais attestées par les comparaisons des empreintes ADN, dentaires ou digitales.

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Alors qu' »aucune autre victime n’a été découverte dans les décombres », insiste Jean-David Cavaillé, le bilan définitif, aussi injuste que cruel, dénombre huit morts, dont six résidaient dans le bâtiment sinistré.  

Parmi eux, cinq membres d’une même famille : Kevin P., 19 ans et sa compagne Khiara, âgée de 20 ans, un jeune couple tous deux employés dans la restauration, qui projetait de se marier très prochainement. Leur petit garçon Hassan, âgé d’un an et demi. La petite dernière Ynaïa, née voilà quatre mois à peine. Mais aussi le père de la jeune femme, Rachid, 42 ans. La veille de la tragédie, le grand-père, qui aurait été domicilié à Pia, était venu leur rendre visite pour voir ses petits-enfants. Au vu de l’heure tardive et devant partir prendre son service de bonne heure le lendemain, il était finalement resté dormir chez eux. Aucun n’a survécu.

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Sur cette terrible liste des défunts figure aussi Charles, un autre résident de la rue Lamartine âgé de 40 ans, un homme décrit comme « aimable et souriant » et que l’on croisait toujours accompagné de son chien… jusque dans la mort.  Sa compagne, Camilla, âgée de 33 ans, était venue passer la soirée avec lui, et a, elle-aussi, péri à ses côtés en cette effroyable nuit de la Saint-Valentin.

Enfin, Annie, âgée de 67 ans, une voisine sans histoire, a été emportée dans son sommeil. Son corps a été localisé par les pompiers grâce à sa fille qui a fourni des indications précises sur l’endroit où se trouvait sa chambre dans les décombres. 

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Le statut du blessé « est en cours de vérification »

« La première difficulté a été de constater, lundi, que nous avions plus de personnes décédées que celles résidant dans les différents appartements, retrace le procureur de la République. La deuxième difficulté a été, compte tenu de l’effondrement d’une partie des structures, les positionnements des victimes qui ne correspondaient plus nécessairement aux logements dans lesquels elles étaient censées habiter. Et la troisième était que la structure des appartements ne répondait pas strictement à l’organisation apparente des immeubles. Certains avaient des extensions sur les immeubles voisins, rendant plus difficile la localisation des défunts ».  

Trois autres habitants, Celta Jacob, 42 ans, sa fille de 15 ans, et son compagnon de 52 ans, bien qu’extrêmement traumatisés, ont réussi à s’extraire de l’incendie dans la nuit.   

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Enfin, on ignore ce que faisait sur les lieux ce jeune homme de 27 ans, Majid M. qui a été grièvement brûlé et transféré en urgence absolue vers une unité spécialisée de Montpellier. Ce samedi, il faisait toujours l’objet de soins et se trouvait « dans un état stationnaire ».  « Il ne résidait pas dans l’immeuble, confirme le procureur de la République. Et son statut est en cours de vérification ». Les personnes qui l’avaient secouru avaient déduit d’emblée qu’il avait sauté par une fenêtre pour échapper au brasier. Mais rien ne semble aujourd’hui établi. Certains témoins affirment en outre l’avoir croisé dans l’épicerie au cours de la soirée de dimanche soir. Est-il monté ensuite chez un des locataires des appartements pour passer la soirée ? Était-il dans la rue au moment de l’explosion ? Vit-il dans le secteur ? Son audition, dès que son état le permettra, pourrait s’avérer déterminante.

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