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Pyrénées-Orientales : Quelles solutions pour lutter contre les déserts médicaux

Alors qu’au moins 5 000 personnes dans les Pyrénées-Orientales n’auraient plus accès à un médecin traitant, Jean Sol et des maires locaux ont planché avec l’Agence régionale de santé sur un dossier brûlant. Le sénateur LR avance, « avec humilité », des solutions.

« La situation, comme dans de nombreux territoires en France, est très tendue. De plus, les perspectives démographiques, avec un fort vieillissement de la population des P.-O. dans les 10 ans à venir, insistent l’urgence d’agir », affirme Jean Sol. Ancien cadre médical, le sénateur LR avance les pistes travaillées avec les élus locaux pour lutter contre ces déserts médicaux.

1. « Vendre » le département aux futurs médecins
« L’idée est de penser une stratégie pour valoriser nos territoires. D’abord, aller présenter les atouts départementaux à ces étudiants, en partenariat avec leurs facultés. Ensuite, en montrer ses atouts. Il faut savoir que les étudiants disent vouloir travailler en équipe, au sein de structures pluri-médicales, privilégier les zones bien desservies en structures scolaires et culturelles. Pourquoi ne pas organiser des journées ou des week-ends découvertes à leur attention ».

2. Ces campus délocalisés
« Il faut accueillir des étudiants de première ou deuxième année dans nos établissements pour espérer les fidéliser. Pour cela, il faut mettre en place des partenariats avec les CHU de Montpellier ou de Toulouse. L’éloignement des facs de médecine et les coûts des loyers freinent certains candidats. Il faut tester ces campus délocalisés ».

3. Créer un référent installation 
« Il serait en charge de faciliter l’installation des nouveaux médecins à tous les niveaux administratifs, pratiques et même personnels. C’est paradoxal, mais il est complexe aujourd’hui d’obtenir les autorisations pour s’installer ».

4. Création d’un médicobus
« Le Département financerait un bus en salariant des professionnels de santé qui se déplacerait dans les zones les plus démunies pour réaliser des consultations sur place. La médecine au service de ces territoires isolés ».

5. Développer les cabines de téléconsultation
« Elles sont une vraie solution. Mais, pour accompagner les patients, il faut qu’un professionnel de santé (infirmier, pharmacien…) puisse servir de référent. C’est le cas avec la pharmacie de Tautavel par exemple et ça fonctionne. Pour minimiser les coûts, il est possible désormais de louer ces cabines ».

6. Des médecins étrangers
« Nous n’aurons pas assez de nouveaux médecins formés avant une dizaine d’années, le temps de leurs études. Il y a des médecins étrangers, formés, ayant effectué des stages dans nos établissements de santé, mais pour eux, s’installer en France, c’est un vrai parcours du combattant. Il faut simplifier cela ».

Jean Sol de préciser : « Aujourd’hui, les collectivités locales investissent pour tenter de résoudre cette pénurie de médecins. Dans le département, de nombreuses communes ou communautés de communes jouent le jeu, mais, la réponse n’est pas toujours là. Il faut les accompagner. Cela doit être une priorité. Il existe déjà des incitations ou des appuis financiers, il faut aller plus loin. L’égalité face aux soins est en jeu ».

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