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Perpignan : plusieurs centaines de personnes au départ du « Convoi de la liberté »

Une centaine de véhicules s’est élancée de Perpignan ce mercredi 9 février après-midi en direction de Paris pour prendre part au « Convoi de la liberté ». Un mouvement né au Canada pour s’opposer aux restrictions sanitaires.  

Dans un concert de klaxons ininterrompu pendant une vingtaine de minutes, l’un des tout premiers « Convois de la liberté » de l’Hexagone s’est élancé de Perpignan, ce mercredi après-midi, en direction de Toulouse, Paris et Bruxelles. Un cortège hétéroclite parti du centre commercial de Claira et composé d’une cinquantaine d’équipages venus en camping-car, fourgon aménagé et même en camion, sous l’œil d’une centaine de sympathisants venus les encourager. Un convoi exceptionnel inspiré par le mouvement venu du Canada, où des routiers manifestent à Ottawa contre la vaccination obligatoire pour passer la frontière américaine. 

Parmi la foule des actifs, des retraités et même quelques familles venues des Pyrénées-Orientales, de toute l’Occitanie et même d’Espagne. Militants antipass, Gilets jaunes ou simples citoyens hostiles ou non aux médias, tous avaient comme principal mot d’ordre la liberté. 

De nombreux sympathisants étaient également présents.
Nicolas Parent – Nicolas Parent

Organisateur pour Convoy France, Thierry, originaire de Saint-Cyprien, n’a pourtant pas de profil type pour les participants. « Ce sont des citoyens qui veulent agir pacifiquement et se faire entendre jusqu’à Bruxelles pour dire que ce qui se passe en Europe n’est pas normal. » Quant à l’ambiance ? « C’est l’état d’esprit canadien avec le plaisir de se retrouver, l’entraide et l’envie de faire changer les choses, même si pour nous il est hors de question de gêner la circulation et de mal se comporter », plaide ce professionnel de la communication.  

« J’avais besoin de participer à quelque chose »

Nicolas, gérant d’une entreprise de transport à Céret, a ainsi lâché tous ses engagements de la semaine pour prendre la route sur un coup de tête. « J’avais besoin de participer à quelque chose pour exprimer ce que j’ai dans le cœur, et les Canadiens m’ont donné envie. Je voudrais qu’on reprenne la vie d’avant, qu’on arrête de contrôler les gens et de diviser les Français. On n’est pas extrémistes, on veut juste l’égalité entre tous », s’exprime celui qui participe régulièrement aux manifestations hebdomadaires contre le pass vaccinal.

Même son de cloche pour Jack, 56 ans, maraîcher dans les Fenouillèdes et parti avec sa femme dans leur fourgon aménagé. « On veut avoir les vraies infos et que le gouvernement arrête de nous raconter des salades. »

Convoi de la liberté
Nicolas Parent – Nicolas Parent

D’autres étaient tout simplement venus soutenir le convoi pour un temps comme ces deux femmes Gilets jaunes venues de Béziers. « On ne part pas car on doit travailler, mais on aurait aimé. On va les suivre jusqu’à Carcassonne et klaxonner avec les drapeaux. On espère que la vérité va éclater et que les Français vont se réveiller contre ce gouvernement qui nous a fait beaucoup de mal. » 

Un événement particulièrement spécial pour la Perpignanaise Mickaëlla. « C’est très émouvant, j’en avais les larmes aux yeux. Ça arrive tellement peu souvent qu’il y ait de la solidarité et de la fraternité, ça fait du bien. Ici, il n’y a pas d’enjeu financier, on est juste là pour la liberté. »

Un autre convoi devait également prendre la route du même endroit ce jeudi matin. 

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