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Pécresse se projette dans ses 100 premiers jours

Valérie Pécresse a chargé Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, de préparer ces cent jours. La formule couvre en réalité tout le premier semestre du mandat, jusqu’à l’automne où sont présentés le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Concrètement, « préparer les 100 jours » se résume à trois choses : définir le calendrier des réformes, l’architecture juridique – faut-il une loi, une ordonnance, un règlement – et dans le cas où il faut une loi, la rédiger dès à présent, pour n’avoir qu’à la déposer au Parlement après l’élection.

Une priorité est affichée par la droite : « consolider le bouclier constitutionnel », pour ne pas risquer que les réformes soient invalidées par les Sages ou par la jurisprudence. En somme, pour ne pas recréer de la frustration, le sentiment que la droite au pouvoir finalement ne tient pas ses promesses. « On n’a plus le droit de décevoir les gens », confie l’équipe de Valérie Pécresse.

La démarche des « 100 jours » peut sembler présomptueuse, voire décalée, tant la qualification au second tour de la présidentielle est disputée. Mais autour de Valérie Pécresse, on veut aussi en faire un argument de crédibilité. « Elle est prête à gouverner » dit-on, comprendre : contrairement à Marine Le Pen ou Éric Zemmour. Les « 100 jours » se veulent aussi un argument de volontarisme politique : « Elle fera vraiment les réformes »… contrairement à Emmanuel Macron, s’entend.

Est-ce que cela suffira pour convaincre ? Non, et ses équipes en conviennent volontiers. Rachida Dati l’exhorte à prendre des risques, et ils sont quelques-uns parmi les fidèles de Pécresse à considérer que ce qui lui manque à ce stade, « c’est le côté hussard, sonner la charge, et sortir les crocs. » 

« Il faut qu’à un moment donné sa candidature se détache, dégage de la puissance, s’impose… Qu’on se dise : voilà pourquoi on vote Valérie », résume un proche. « L’enjeu pour elle, poursuit un porte-parole, c’est de réussir à aller là où on ne l’attend pas. » Et elle n’a plus que 65 jours pour le faire.

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