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onde de choc sur la campagne présidentielle en France

Emmanuel Macron, toujours pas officiellement déclaré mais que l’on disait président-candidat voire candidat-président, est à nouveau président tout court et même chef de guerre. Conseil de défense, déclaration solennelle, sommet du G7 en visioconférence, puis sommet européen à Bruxelles : voilà pour son agenda jeudi 24 février, le jour du déclenchement de l’offensive russe. Sans compter un énième coup de fil à Vladimir Poutine pour demander cette fois l’arrêt des opérations militaires.

Et cela continue vendredi : consultations de ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy à l’Elysée, sommet de l’OTAN… De quoi reléguer l’inauguration du Salon de l’Agriculture, samedi, au second plan. Le rendez-vous est maintenu mais sera sans doute écourté. Quant à la suite, aucune visibilité pour l’instant… Déclaration de candidature prévue avant le 4 mars, vendredi prochain, clap de fin du Conseil constitutionnel pour les parrainages, et meeting annoncé le lendemain à Marseille… « Une piste parmi d’autres », prévient l’entourage d’Emmanuel Macron désormais davantage maître des horloges comme chef de l’État que comme candidat. 

Réactions par communiqué ou même déclarations solennelles devant les caméras, programmes chamboulés, déplacements ou émissions annulés… Et changement de ton pour ceux qui avaient jusque-là ménagé la Russie : même Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Éric Zemmour ont condamné l’usage de la force en Ukraine. Plus question d’apparaître comme pro-Poutine, c’est devenu trop risqué électoralement…  

Une guerre en pleine campagne présidentielle, c’est une situation inédite. Côté macronistes, un ministre espère que cette crise internationale rimera avec bénéfice électoral : « Leadership, solidité, expérience », de quoi selon lui renforcer la stature internationale du chef de l’État par rapport à ses adversaires.

Mais deux sujets risquent de s’imposer dans la campagne : la nouvelle flambée des prix de l’énergie alors que le pouvoir d’achat est déjà la préoccupation numéro 1 des Français, et une probable crise migratoire. Deux sujets hautement inflammables.

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