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les cinq séquences à retenir de l’interview de Jean-Luc Mélenchon dans « Elysée 2022 »

Un premier rendez-vous musclé. Le candidat de L’Union populaire Jean-Luc Mélenchon était l’invité de l’émission politique de France 2 « Elysée 2022 », jeudi 10 février. Il était interviewé par Léa Salamé et Laurent Guimier, ainsi que d’autres journalistes du groupe France Télévisions.

En deux heures et demie d’échanges parfois électriques, le député de La France insoumise a répondu aux questions des journalistes et de Français sur la crise sanitaire, la géopolitique, le nucléaire, les Ehpad… Il a également défendu ses propositions économiques devant Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Mouvement des entreprises de France (Medef). Franceinfo vous résume cinq moments forts de cette soirée politique.

« Plus d’Ehpad à but lucratif »

Jean-Luc Mélenchon a fustigé la gestion des Ehpad privés, après les révélations de maltraitance dans les Ehpad du groupe Orpea et Korian. S’il est élu, « on ne gagnera plus un euro sur une personne qui est en état de dépendance », a-t-il déclaré, avant d’annoncer vouloir nationaliser tous les Ehpad privés (soit 25 % des Ehpad français). Il a précisé que leur gestion pourrait être confiée à des associations ou des coopératives.

Dans la crise ukrainienne, « c’est l’Otan l’agresseur »

Les questions géopolitiques ont donné lieu à des échanges tendus entre Jean-Luc Mélenchon et la Maryse Burgot, grand reporter de France Télévisions. Sur les tensions entre l’Ukraine et la Russie, le candidat à la présidentielle estime que « c’est l’Otan l’agresseur » : « Les Etats-Unis ont décidé d’annexer l’Ukraine dans l’Otan, et la Russie se sent menacée ». Il considère que « l’intérêt de la France c’est de ne pas être alignée » sur les positions américaines. « Je ne veux pas que les Russes passent la frontière ukrainienne et je ne veux pas que les Américains installent l’Otan en Ukraine. Non seulement pour des raisons qui ont à voir avec la Russie, mais aussi avec nous, parce que je ne veux pas qu’on transforme l’Europe en un champ de bataille. »

La sortie du nucléaire sera « soumise à référendum »

Déchets nucléaires : « je suis obligé de les stocker quelque part, à l’art libre, pas enfouis », réagit @JLMelenchon qui rejette le projet d’enfouissement de Bure (Meuse) #Elysée2022 pic.twitter.com/xqr2JZLFXv

— Elysée 2022 (@Elysee2022) February 10, 2022

Jean-Luc Mélenchon fait de la sortie du nucléaire un point important de son programme énergétique, le seul thème qui le sépare, selon lui, du candidat communiste Fabien Roussel. Mais sur le plateau d' »Elysée 2022″, il a dit être prêt à soumettre cette sortie à un référendum. « Si les Français décident qu’ils veulent y rester [dans le nucléaire], on y restera. (…) Même si ça ne me fait pas plaisir, j’appliquerai les précisions du peuple français. »

Il a plus tard ajouté que la sortie du nucléaire permettrait de résoudre en partie la question de la gestion des déchets, en arrêtant d’en « augmenter le stock ». Le site de stockage souterrain de Bure sera quant à lui abandonné, remplacé par un stockage « à l’air libre », justifié selon le candidat par le manque d’alternatives actuelles.

Jean-Luc Mélenchon est « prêt à gouverner », selon le patron du Medef (qui a quand même des réserves…)

Le débat avec Geoffroy Roux de Bézieux a été l’occasion de confronter deux conceptions radicalement opposées de l’économie. Le président du Medef a considéré que Jean-Luc Mélenchon était « prêt à gouverner », et que son programme « ne va pas être le chaos ». Il a cependant mis en garde contre une trop forte taxation des profits. « Qu’est-ce qu’il va se passer ? Ils [les entrepreneurs] vont arrêter d’embaucher, ils vont arrêter d’investir. »

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un échec des politiques de réduction des coûts du travail prônées par le syndicat patronal, et a défendu le rôle de la commande publique dans la transition écologique. Des premières commandes financées en prélevant la moitié des profits réalisés par les entreprises en 2020 et 2021, pour « lancer la machine ».

« Le plus grand danger, c’est l’extrême droite »

Interrogé sur la laïcité, le candidat en a répété sa conception : « La séparation des églises et de l’Etat, point barre ». « Les associations qui ne respectent pas la loi doivent être dissoutes » quelle que soit leur idéologie, a-t-il ajouté en réponse aux dissolutions d’organisations « islamistes » entreprises par le ministre de l’Intérieur, avant d’expliquer que « la priorité pour moi, ça va être d’abord de dissoudre les organisations d’extrême droite. »

« Parce que pour l’instant ceux qui s’arment, ceux qui s’organisent, ceux qui font des menaces de mort, c’est l’extrême droite, a-t-il martelé. Les services de renseignement du pays nous préviennent depuis trois ou quatre ans. C’est là que se trouve le danger, parce que ce sont des gens qui peuvent commettre des actes qui, ensuite, déclencherait de véritables incendies. Je ne vous dis pas que le terrorisme islamiste ne soit pas un danger (…) Je vous dis qu’à l’heure où nous parlons, le plus grand danger qui se présente pour nous, c’est l’extrême droite. »

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