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Éric Zemmour lance un appel à la droite républicaine en prônant le « gaullisme de reconquête »

En meeting au Mont-Saint-Michel, le candidat a présenté sa nouvelle recrue, Nicolas Bay, transfuge du Rassemblement national. Mais il n’a pas dit un mot au sujet de Marine Le Pen, préférant s’adresser à l’électorat de Valérie Pécresse.

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Publié le 19/02/2022 18:01

Mis à jour le 19/02/2022 18:03

Temps de lecture : 1 min.

Éric Zemmour s’offre un meeting de carte postale samedi 19 janvier : une scène noire, le Mont-Saint-Michel (Manche) en arrière plan, sous le soleil et balayé par le vent. Un millier de personnes les pieds dans la boue et à la tribune, le rallié de la semaine. Nicolas Bay, introduit par la musique du générique de James Bond, vient à la tribune : « Mes chers amis, je dois vous faire une petite confidence : je ne suis pas un agent double de sa Majesté. Je suis comme vous, un homme simple au service de la France ».

>> « Grand remplacement » : de Renaud Camus à Valérie Pécresse en passant par Éric Zemmour, itinéraire d’une théorie complotiste

L’eurodéputé se défend des accusations de Marine Le Pen. Il assure ne pas avoir donné des informations stratégiques au camp d’Eric Zemmour. Mais de sa dernière prise de guerre, le candidat à la présidentielle ne parle quasiment pas : « Depuis le général De Gaulle, nous avons vocation à rester libres. Nous ne serons les obligés de personne, ni des Américains, ni de l’OTAN, ni des Russes, ni des Chinois, ni de l’Europe, ni même de l’ONU. »

Éric Zemmour tente de marcher dans les pas du général. Un peu plus tôt, il a donné une séance photo sur un chalutier nommé Le Grand Charles. Une journée De Gaulle, donc, et une nouvelle formule choc : « Je souhaite donc en ce jour si important et devant le Mont-Saint-Michel, vous proposer une ligne stratégique pour notre pays. Je la baptiserai le gaullisme de reconquête. » Un jeu de mots avec le nom de son mouvement Reconquête et clin d’œil appuyé à la droite républicaine.

Éric Zemmour est venu vanter une France puissante et indépendante. Avec un ton plus martial, à la limite du cri, le candidat célèbre une « France fière de son armée, la défense de tout ce que nous sommes et de tous ce que nous aimons. La victoire, la reconquête. Vive l’indépendance ! Vive la puissance ! Vive la souveraineté ! Vive la République ! Et surtout vive la France ! »

Hors micro, Éric Zemmour parie sur un effondrement de Valérie Pécresse, c’est donc à l’électorat LR qu’il s’est adressé. L’ancien polémiste d’extrême droite espère un second tour face à Emmanuel Macron et ignore totalement Marine Le Pen. 

Meeting d’Eric Zemmour au Mont-Saint-Michel : reportage de Yannick Falt

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