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Conseil municipal de Perpignan : « baisser la taxe foncière n’est pas judicieux »

Si la mairie a décidé de ne pas changer les taux de taxe foncière, une application de la loi de finances va entraîner une augmentation en 2022 de 3,4 % des bases locatives servant à calculer l’imposition pour 43 000 propriétaires perpignanais. Pour l’opposition, une des solutions envisagées aurait été une baisse de cette taxe foncière. 

C’est une mauvaise nouvelle pour les 43 000 propriétaires de biens immobiliers à Perpignan. La taxe foncière va augmenter sensiblement à l’automne 2022. C’est la conséquence de la décision du gouvernement de revaloriser les bases locatives servant à calculer le prix des taxes d’habitation et foncière. La hausse sera de l’ordre de 3,4 % répondant en partie à l’inflation que connaît le pays depuis le début de l’année 2021. 

Vous assumez de faire les poches des Perpignanais

Une situation qui a été au cœur des débats ce jeudi 3 février en conseil municipal de Perpignan où les élus décidaient des grandes orientations budgétaires pour les douze mois à venir. L’occasion d’une passe d’armes entre la majorité RN et l’opposition LR. Car, si cette augmentation des bases n’est pas du fait de la municipalité et s’appliquera de la même manière dans les 36 000 communes françaises, les élus de la droite républicaine ont plaidé pour une baisse du taux de cette taxe qui est là de la responsabilité de la Ville. C’est ce qu’a développé l’opposant Bruno Nougayrede alors que l’ancienne majorité avait baissé ses taux de près d’un point lors du précédent mandat. « Sur les affiches de campagne de Marine Le Pen, on peut lire : rendre leur argent aux Français. Derrière les mots, il y a des actes. Là, la taxe foncière va flamber. Il suffisait d’éviter cela en baissant les taux pour au moins les ramener au niveau de l’inflation et pas au-delà. Là, en ne bougeant rien, vous assumez de faire les poches des Perpignanais puisque Perpignan va profiter d’une augmentation de ces bases pour récolter plus d’impôts ». 

Une missive et une proposition balayées d’un revers de main par le maire RN Louis Aliot et son adjointe en charge des finances, Marie Bach. Pour cette dernière, « il est illusoire de croire que l’on puisse baisser les taux de taxe foncière. Ce n’est pas judicieux et hypocrite ». Car selon l’élue, il y a bien des incertitudes qui planent sur les futures finances de la Ville, qui craint une baisse conséquence des dotations de l’Etat à partir de 2023. Du côté de Louis Aliot, il a rappelé, avant le vote du budget en mars prochain, les différents investissements « d’urgence » décidé depuis son arrivée à la tête de la Ville en juillet 2020 mais aussi le contexte national marqué depuis deux ans par le quoi qu’il en coûte. « Les collectivités territoriales seront mises à contribution. Cela nous conduit à une forme de prudence ». 

Un argumentaire qui n’a pas convaincu l’opposition. « Votre position M. le maire n’est pas audible pour les Perpignanais alors que cette augmentation est inédite à ce niveau depuis 1989 ». Rendez-vous le 24 mars prochain pour le vote du budget où il est probable que cette question de la poussée de la fiscalité foncière sera encore en débat. 

Louis Aliot a des envies d’opposition de gauche

Conseil municipal particulièrement électrique ce jeudi 3 février où l’opposition a fait feu de tout bois durant les deux premières heures de cette session publique sur différents sujets d’actualité. Conflit avec les policiers municipaux sur les gardes de nuit, demande de protection fonctionnelle pour les membres de l’opposition qui dénoncent les attaques dont elle a fait l’objet sur le dossier de Règlement Local de Publicité intercommunal dans le cadre de l’enquête publique, rénovation du parc Reichel à Saint-Assiscle, plan de maximisation des ressources humaines qui prévoit le non-remplacement en 2022 de 100 fonctionnaires sur les 130 qui partiront cette année à la retraite, les élus ont bataillé de longs moments rendant le plus souvent les débats inaudibles. L’union des droites à Perpignan, ce n’est pas pour maintenant. Une situation qui a agacé le premier magistrat, qui à plusieurs reprises, a répété à l’opposition qu’elle « racontait n’importe quoi ». Et d’aller encore un peu plus loin dans la provocation. « J’ai une opposition de droite qui est pire que celle de gauche et ce conseil en est la preuve. Les Perpignanais peuvent se rendre compte à quelle droite ils ont affaire ».

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