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Ces criminels impossibles à juger – Meurtre d’une retraitée à Estagel : le petit-neveu, suspect principal, « sujet à des délires sataniques et pédophiles »

Monique Garabito, âgée de 78 ans, avait été tuée le 8 novembre dernier à son domicile d’Estagel où elle avait été découverte quelques jours plus tard. Son corps présentait plusieurs blessures à l’arme blanche, au niveau du visage et du corps. L’audition des proches a mené sur la piste d’un petit-neveu, de 25 ans, et de sa compagne de 33 ans, qui faisaient par ailleurs l’objet d’un signalement pour disparition inquiétante en Haute-Garonne. Le 14 novembre tous deux ont été interpellés à Saint-Gaudens et respectivement mis en examen pour « meurtre » et « complicité de meurtre ». 

Si le plus grand mystère était entretenu quant au mobile de ce crime, il apparaît aujourd’hui que le mis en cause, actuellement incarcéré, aurait fourni des explications pour le moins confuses, insensées et obscures. Laissant percevoir ses troubles psychiques et provoquant un torrent d’interrogations pour le fils de la victime.

 » L’incompréhension totale « . Un million de doutes bombardent l’esprit de Lilian Garabito et cette vision insoutenable avec laquelle il s’endort et se réveille chaque jour, depuis le 11 novembre dernier où il a découvert sa mère de 78 ans gisant chez elle à Estagel, tuée à l’arme blanche. Un million et peut-être plus encore… Car l’auteur présumé de ce meurtre, Jérémy P., est un membre de la famille, en l’occurrence un petit-neveu de la retraitée  » sans qu’il n’y ait eu aucun conflit sur quoi que ce soit « . Mais surtout le jeune homme de 25 ans présente un profil psychiatrique particulier et aurait passé des aveux invraisemblables, car il serait sujet à  » des bouffées délirantes à caractère sataniques et pédophiles 3 et serait  » adepte des théories complotistes de fin du monde ».

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Peut-être que personne n’a voulu regarder la vérité en face.

Voilà 20 ans,  » l’éloignement géographique »,  » chacun qui fait sa vie « , que Lilian Garabito n’avait pas vu Jérémy domicilié en Haute -Garonne. Mais, si aucune expertise officielle n’a été rendue,  » les premiers examens montrent qu’il aurait un sérieux problème au niveau du psychisme, poursuit-il. Maintenant les questions se posent : pourquoi ? Comment on en est arrivé là ? Qu’est ce qui va se passer ensuite ? « 

Pour Lilian Garabito, seule certitude :  » On ne se couche pas le lundi soir sans problème pour se réveiller le mardi complètement cinglé « . D’autant plus que Jérémy P., le lendemain du drame, serait allé avec sa compagne acheter du matériel de camping et de la nourriture et lors de leur arrestation, ils auraient été sur le point de s’enfuir.  » C’est plutôt calculé pour quelqu’un de délirant. Et puis, que l’on ne me dise pas que c’est arrivé comme ça du jour au lendemain, ce n’est pas possible. Personne n’en parlait dans la famille car je pense peut-être que personne ne voulait regarder la vérité en face. Et au final, ma mère est morte « .

« Les experts n’arrivent pas à se mettre d’accord, alors… »

Mais le plus  » compliqué  » pour Lilian Garabito reste de savoir comment les experts peuvent évaluer avec exactitude une personnalité psychiatrique  » en ne rencontrant l’intéressé que trois à quatre fois « ,  » sur un simple ressenti « .  » Ils sont un collège de trois, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord et la justice va devoir s’appuyer sur leurs conclusions. Mais quelle est la bonne ? Et puis que faire de ces meurtriers considérés comme malades ? On les enferme chez les fous et on jette la clé ? Ou on les met dans une cellule avec un traitement et advienne que pourra ? On n’arrive pas à trouver une réponse. Et pourtant les faits sont là. Je voudrais simplement dire : « attention à ce que vous jugez parce que derrière, il y a des familles sans histoires qui n’ont rien demandé et qui ont envie de vivre tranquillement « .

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Le fils de Monique Garabito est de ceux-là, plongé dans une histoire criminelle qui le dépasse totalement. À vivre avec, et à continuer à avancer,  » parce qu’il le faut « .  » On s’aide mutuellement avec ma femme et puis je suis soutenu au niveau professionnel, confie-t-il. Le temps ne refermera pas les blessures mais il les atténuera un peu. J’ai perdu mon père à 20 ans d’une maladie, j’ai trouvé ma mère assassinée à 45 ans. Je ne vois pas ce qui peut m’arriver de pire. Et j’ose espérer que la justice passera, avec son cortège de réponses « .

Il se serait persuadé d’avoir été victime d’abus sexuels

Selon ses déclarations, la compagne de Jérémy P. lui aurait confié avoir été victime d’inceste et le jeune homme se serait convaincu qu’il aurait, lui aussi, été victime d’abus sur fond de rites sataniques et pédophiles. Quelques jours avant le drame, il aurait ainsi menacé sa mère avec un couteau en disant vouloir l’aider à se débarrasser du diable dont elle aurait été possédée.

Puis, le 8 septembre, il aurait fait le trajet depuis la Haute-Garonne jusque dans les P.-O. avec sa compagne et se serait rendu chez sa grand-tante à Estagel afin d’y chercher son père. Lequel avait effectivement séjourné là durant quelques jours mais était reparti le matin même. Monique Garabito aurait alors ouvert sa porte au couple en toute confiance. Interrogée, elle aurait dit à Jérémy P. que son père ne se trouvait plus là, or il aurait pensé qu’elle lui mentait. Il aurait voulu fouiller la maison mais la retraitée se serait interposée.

Pour la faire parler, le mis en cause aurait entraîné la septuagénaire au sous-sol, lui aurait donné des coups de poing et de pied, aurait voulu la ligoter avec une cordelette sous la menace d’un couteau que lui aurait apporté sa concubine. C’est là qu’un premier coup serait parti  » accidentellement « , affirme-t-il. Tandis que les suivants auraient été  « pour abréger ses souffrances « .
 

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