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Pyrénées-Orientales : les salariés de l’énergie en grève contre un « hold-up organisé »

Ce mercredi 26 janvier, une partie des salariés locaux du secteur de l’énergie (EDF, Enédis, GRDF…) se sont mis en grève ou ont débrayé pour protester contre une récente décision du gouvernement, qui veut obliger EDF à revendre encore plus d’électricité à prix cassés à ses concurrents, afin de limiter la hausse du coût de l’énergie pour les consommateurs. 

Mobilisation générale ce mercredi dans le secteur de l’énergie. L’ensemble des syndicats représentatifs du groupe EDF (CGT, CGC, CFDT et FO) appelaient les salariés à se mettre en grève pour protester contre la décision de l’Etat, qui veut obliger EDF à vendre encore plus d’électricité à bas prix (46,20 euros le mégawattheure, alors que celui-ci se négocie actuellement à 229 euros) à ses concurrents, afin de limiter à 4% la hausse des prix à venir pour les usagers. 

« Depuis 2011, EDF est déjà obligé de vendre à bas coût 100 térawattheures (sur une production totale d’environ 500 térawattheures, NDLR) à ses concurrents, qui n’ont que peu de moyens de production en France, rappelle le secrétaire général de la CGT Energie 66, Xavier Charreyron. Et là, ils veulent qu’on brade 20 térawattheures supplémentaires. C’est un hold-up organisé ! Ce qu’on ne paye pas en 2022, il faudra le payer en 2023. Le gouvernement veut temporiser car l’élection présidentielle arrive. »

Il faudra forcément payer l’addition à un moment donné

« Il faudra forcément payer l’addition à un moment donné, confirme Isabelle Mellé, du syndicat de cadres CFE-CGC. La décision du gouvernement va faire perdre environ huit milliards d’euros à EDF en 2022. Soit l’équivalent du prix d’un EPR… Est-ce que cela va être répercuté plus tard sur les factures des consommateurs ? Ou alors faudra-t-il vendre certaines entreprises du groupe pour compenser cette perte ? Pour l’heure, personne ne le sait. »   

En attendant, pour les salariés d’EDF et d’Enedis, l’inquiétude est de mise.  À noter : ce mercredi, une partie de leurs collègues de GRDF et de la Société hydroélectrique du midi (Shem) se sont également mis en grève pour protester contre la décision du gouvernement.

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