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Omicron: Contaminations records, variant BA2, nourrissons plus hospitalisés que les seniors… « A quoi joue le Danemark » en levant ses restrictions?

La situation de l’épidémie de Covid-19 est loin d’être en régression et pourtant le Danemark a pris la décision de lever une grande partie des restrictions dès la semaine prochaine. Les pays voisins s’inquiètent.

Un pont sépare le Danemark de la Suède et pourtant, ces jours-ci, les deux pays scandinaves semblent s’éloigner considérablement l’un de l’autre dans la gestion de la crise sanitaire.

Le Danemark a annoncé ces jours-ci la levée d’une grande partie de ses restrictions (notamment la fin du port du masque et la réouverture des bars et des restaurants) dès lundi prochain. Et pourtant, l’épidémie est loin d’être en bout de course. Dans la même situation, la Suède, elle, vient d’annoncer une prolongation de ses mesures restrictives pour deux semaines de plus. L’occasion de faire le point sur la situation danoise.

Contaminations records et BA2

Le Danemark fait face à une hausse continue des contaminations. Comme en France, elles n’ont jamais été aussi élevées. Et pourtant le pays vivait sous restrictions. L’apparition du sous-variant d’Omicron, BA2, semble avoir accéléré le nombre de nouveaux cas positifs. Devenue incontrôlable, l’épidémie a forcé le Danemark à revoir sa stratégie et à privilégier l’immunité collective.
Les autorités sanitaires danoises (le SSI pour Statens Serum Institut) estiment qu’entre la forte vaccination et la percée d’Omicron sous toutes ses formes, l’immunité de la population au Danemark arrivera dès les prochaines semaines. « Les taux d’infection vont forcément chuter puisqu’il sera plus difficile au virus de trouver des gens à contaminer », déclarait Tyra Grove Krause, la directrice du SSI.

Reste une inconnue, le risque de réinfection avec d’autres variants et l’immunité limitée dans le temps que ce soit avec le vaccin ou avec le virus. Le Danemark espère qu’elle sera suffisamment longue pour permettre d’entrevoir les beaux jours sans une reprise forte de l’épidémie.

Hospitalisation en forte hausse chez les nourrissons

Ce pourrait être LE point noir des prochaines semaines au Danemark: avec la circulation folle du virus, les taux d’incidence explosent dans toutes les catégories d’âge et, forcément, cela se ressent dans les hospitalisations des patients pour lesquels des formes graves sont détectées.

Ainsi, un graphique du SSI alimente les réseaux sociaux depuis quelques jours et démontre que c’est la tranche d’âge des nourrissons (0-2 ans) qui est la plus touchée, proportionnellement, par les admissions à l’hôpital depuis ce début d’année. La courbe des 0-2 ans explose toutes les autres et, particulièrement, celle des +80 ans. Impensable il y a quelques semaines!

Ok now this is worrying.

Denmark is witnessing an *exponential* rise of hospital admissions.

Kids are being hospitalized massively.

The world should be screaming. pic.twitter.com/AqRBM1DgXR

— Gabriel Hébert-Mildu2122 u24e5 (@Gab_H_R) January 26, 2022

Ce pourrait être l’effet caché du sous-variant BA2 dont on ne sait pas pour le moment si la contagiosité et la dangerosité sont supérieures à celles d’Omicron.

Mais, comme en France, le Danemark observe des baisses d’hospitalisations dans les unités de soins critiques alors que tous les autres indicateurs s’affolent. C’est cette donnée-là qui a décidé les dirigeants danois à lever une grande partie des restrictions.

« Qu’est-ce qui ne va pas avec les Danois? »

Reste que cette décision semble rapide aux yeux des voisins du Danemark. Le journal allemand Bild s’est interrogé en une: « Qu’est-ce qui ne va pas avec les Danois? » Et ce alors qu’en Allemagne le pays s’interroge sur l’obligation vaccinale au moment où de nouveaux records de contaminations sont encore battus.

Les journaux suédois s’interrogent aussi. Et les éditorialistes scandinaves de rappeler que, dans la crise, le Danemark a « toujours eu une longueur d’avance sur les autres ».
« Ce qui se passe au Danemark arrivera ailleurs dans les deux semaines ».

Beaucoup l’espèrent même si, encore une fois, avec le Covid, la certitude du jour n’est pas celle du lendemain…

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