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Rugby à XV – Sylvain Fabre, capitaine courage de la JO Prades

Sylvain Fabre, 30 ans, capitaine de la JOPCC depuis quatre ans, va encore montrer l’exemple dimanche contre les Argelésiens.  

Alors que les premiers frimas de l’hiver font grelotter le Conflent, le stade Clément-Padrixe va se réchauffer, dimanche, pour le derby contre l’ES Catalane. Dans ce match «très spécial», un homme va mener les siens pour décrocher une victoire aussi importante pour le résultat que pour le classement. Sylvain Fabre, capitaine depuis cinq années déjà des «ciel et marine», est un leader né. Mais pas forcément par la parole. Comme a dit Confucius : «L’homme supérieur c’est celui qui d’abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions».
Cette tirade colle au tempérament du trentenaire. L’exemple il le montre sur et en dehors du terrain. Le fils de Françoise et Philippe Fabre, ancien pilier de l’USAP, a chaussé ses premiers crampons avec le Moulin à Vent avant de rejoindre le club phare du département en Reichel. Il porte la tunique «sang et or» jusqu’en Espoirs et ferraille à côté de son grand ami, Christophe David.

En parallèle, il termine ses études d’infirmier. «Je trouve unposte dans une maison de retraite dans le Var. Je voulais continuer le rugby donc je suis allé à Hyères-Carqueiranne de Grégory Le Corvec». Le Catalan et sa compagne, Charlotte, rêvent de voyages. L’année suivante, ils se lancent dans un tour du monde. Et plongent avec les requins et raies mantas en Polynésie, traversent l’Australie et la Nouvelle Zélande en Van… Des moments uniques qui resteront à jamais dans leurs mémoires. Ils terminent par retrouver leur Roussillon chéri après cette trêve enchantée. La JOPCC et Jean-Michel Bertrand, le contactent pour rallier le club jopiste.L’aventure commence. « J’ai un attachement particulier avec le Conflent puisque ma mère est originaire de Sirach. Avec le recul, je me dis que j’ai fait le bon choix. Les dirigeants et entraîneurs aiment les joueurs, ils donneraient tout pour nous. C’est pour ça qu’il faut leur rendre sur le terrain ». 

Pommade ou Dolpic ?

Cette saison, les débuts des joueurs du Canigou n’ont pas ressemblé à un long fleuve tranquille, mais le capitaine tient bon la barre. «La défaite de Gruissan, nous a marqué. Il a fallu la victoire contre Agde quand nous étions au pied du mur pour l’oublier et lancer notre saison mais nous savons que quand nous mettons pas les ingrédients, il y a des rechutes comme à Gaillac (36 à 0) mais je ne veux pas épiloguer, c’était un non match». Attention tout de même à ne pas rééditer ce genre de match dimanche. « Nous jouons notre seul vrai derby entre Catalans, forcément nous l’attendons avec impatience, comme eux. Nous les respectons mais les attendons de pied ferme. Nous serons là. Nous sommes encore frustrés de la défaite de deux points sur une décision arbitrale litigieuse, de l’année dernière, chez eux».

Le match entre les deux représentants du département de Fédérale 2, a aussi ses anecdotes, «pour mon premier, je me suis trompé de pommade et me suis mis du Dolpic partout, Joan Bertaud se régale de la rappeler». La proximité des deux villes font que certains joueurs jouent contre leur club formateur ou leur ancien club. «Pour ma part, nous devons gagner ce match pour le club et se relancer après le match reporté contre Negrepelisse et la défaite à Gaillac. Mais aussi pour Alexys Evrat, mon beau-frère, qui devrait manquer cette partie qui lui tient tant à cœur, pour une blessure à l’épaule contractée dans le Tarn. Julian Malé, Laurent Bails et tous les anciens etoilistes auront aussi cette envie». Dimanche, devant sa famille et ses deux garçons, Nathan et Victor (4 mois), le soignant, coordinateur de la maison de retraite de Vinça, voudra mener ses troupes à la victoire et relancer la JOP CCdans sa course à la qualification. 
 

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