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Une zoothérapie inédite dans un Ehpad de Narbonne : face à face avec un serpent !

Une séquence de zoothérapie …avec des serpents ! C’est inédit et ça se passe aux Pins verts. Suivez la séance !  

Linette caresse le serpent lové sur ses genoux. Lentement, le boa ouvre la gueule et avance vers la main de Linette. « Tu vas pas te cacher et entrer sous ma chemise quand même ?  » interroge Linette en riant. « J’ai toujours vécu entourée d’animaux explique-t-elle, pas du tout gênée par le boa. Tandis qu’elle le caresse, sa voisine roule des yeux effrayés et écarte légèrement son fauteuil. Émile, lui, assure : « j’étais pas rassuré, je l’ai touché parce que ce ça ne m’était jamais arrivé et que ça ne se reproduira plus, mais j’avoue que ce ne sont pas les animaux qui m’inspirent le plus confiance ! J’ai toujours eu des chiens et des chats à la maison ». C’est curieux, nous sommes dans une unité protégée de 13 résidents, sur les 85 hébergés dans cet Ehpad et pourtant les propos tenus ne sont pas incohérents. 

La zoothérapie…ça marche !

La zoothérapie est de plus en plus pratiquée dans les Ehpad. Les résidents sont en confiance parce qu’Eric est leur soignant. « Ils nous connaissent, c’est une extension de la relation de confiance que nous avons avec eux explique l’ergothérapeute Nolwenn Grondin. Aux Pins Verts, des chiens-loups sont venus se présenter, puis des poneys et des chiots. Un chat y vit à demeure. « Certaines personnes qui ont un faciès figé se détendent au contact de l’animal. Il y a des mots qui reviennent, des choses perdues qui remontent à la surface, ça peut être bref, mais c’est l’essentiel ». 

Éric assistant en soins gérontologiques dans cette unité spécialisée, est venu parler de sa passion de terriophile et présenter ses trois compagnons serpents aux résidents. « Je leur parle du monde des reptiles, ça fait partie des thérapies non médicamenteuses ». L’ergothérapeute Nolwenn Grorondi est convaincue de l’efficacité de la zoothérapie : « la curiosité tout d’abord est importante, et puis viennent les nouvelles sensations. Ce qui surprend c’est qu’il s’agit ici de serpents, c’est une innovation en termes de médiation animale. Nous voyons les personnes qui ont des troubles du comportement du quotidien s’apaiser au contact des animaux ». 

Les soignants ont sélectionné les personnes volontaires, qui n’ont pas de phobies. Les serpents, choyés par Eric Doillon sont très calmes. Peu à peu, les résidents s’enhardissent et certains les passent même autour de leur cou. « Les serpents ressentent le stress. Ici les gens sont très réceptifs, au début ils sont un peu effrayés, on leur montre avec douceur comment les toucher, les manipuler, et après ils sont émerveillés, décrit-il. Lorsque je rentre du travail, j’en prends un et je le passe autour de mon cou, et son mouvement lent me fait un massage, c’est très relaxant, je me sens hyper bien ». 

 

Une vie de serpent

Eric Doillon vit chez lui avec trois serpents. Un boa constrictor, un faux corail et un python regius d’Afrique du Sud. Chaque serpent a son terrarium chauffé et les serpents, qui appartiennent à des espèces différentes, ne déambulent jamais ensemble dans l’appartement. Ils sont tous identifiés et pucés. Je nourris  Xana, ma femelle boa une fois par mois, de rats congelés de 200 grammes, explique-t-il. Le boa qui mesure 1m50 et pèse 2 kilos a 4 ans. « Un boa grandit tout au long de sa vie » détaille Eric, qui a fondé son association, pour mieux faire partager sa passion.

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