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Tribunal de Perpignan – De Zagreb à Perpignan à pied pour réaliser son rêve européen

Sans autorisation de séjour, un Népalais a été placé en centre de rétention dans les Pyrénées-Orientales… avant d’en ressortir libre. Récit.

Il vient du pays des marcheurs, celui de Tensing et autres sherpas. Dans son Népal natal, il a obtenu un visa pour la Croatie. Il y est resté 7 mois puis a pris la route. À pied, il a traversé la Slovénie, l’Italie, la France pour arriver en Espagne. Finalement, il a retenté sa chance au pays de Voltaire. C’est là qu’il s’est fait contrôler. Sans autorisation de séjour, il est placé en centre de rétention dans les Pyrénées-Orientales.

Un premier placement de 28 jours, prolongé un mois. Le temps de préparer son retour au Népal. Son voyage est parfaitement organisé par les autorités. Il est conduit à Montpellier, où il doit prendre un vol pour Roissy. De là, il fera escale à Doha avant sa destination finale : Katmandou.

Le voici donc en route pour l’aéroport de Paris. Mais au moment de s’embarquer pour l’étape suivante, un problème se pose. Aucune réservation d’au moins 7 jours n’a été faite dans un hôtel népalais. Hé oui, en ces temps de Covid, une quarantaine est imposée à l’arrivée.

Le Népalais ne peut donc prendre l’avion. Et le voici de retour à Perpignan, devant le juge des libertés qui doit une nouvelle fois prolonger son séjour en rétention.

Mais son avocat, Me Poloni, fait remarquer que cette mesure de troisième placement ne peut être prise que dans certains cas exceptionnels, principalement pour refus de se soumettre à l’obligation de quitter le territoire. « Or, les circonstances qui ont forcé mon client à manquer l’avion ne sont nullement de son fait ». Le juge ne peut qu’en convenir. L’homme est relâché, libre de reprendre sa longue marche à travers l’Europe.

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