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Tribunal de Carcassonne – « Il m’a projetée violemment contre une voiture qui était stationnée derrière moi ! », témoigne une gendarme

Ce lundi 15 novembre, un Réunionnais de 20 ans a été jugé en comparution immédiate pour répondre d’outrage, de rébellion et de violence envers des gendarmes. il a été reconnu coupable…

À l’issue de 24 heures de garde à vue, c’est sous escorte de la gendarmerie que Yael est arrivé à la barre du tribunal correctionnel, où il a été jugé en comparution immédiate ce lundi après-midi. À ce natif de l’île de La Réunion âgé de 20 ans, il était reproché des faits d’outrage, de rébellion et de violence à l’encontre de militaires de la gendarmerie. Cette affaire remonte au dimanche 14 novembre, à Castelnaudary. Ce jour-là, il est 6 h 10 lorsque les gendarmes sont sollicités pour une intervention rue Pasteur, où on leur signale qu’un homme est en train de péter un plomb et de taper sur les voitures.

Sur place, l’homme est alcoolisé (1,46 g d’alcool dans le sang, Ndlr) et agressif. Il menace et outrage les gendarmes venus voir ce qui se passait : « Qu’est-ce que tu veux, fils de pute… » Une gendarme a ainsi voulu calmer la situation en pensant qu’une touche féminine allait avoir le dessus, en vain. « Il y avait des pics dans son comportement. À plusieurs reprises, il est venu très proche de moi… Ces yeux étaient noirs de colère ! Quand on l’a saisi, il s’est tourné vers moi et m’a attrapé la veste, avant de me projeter violemment contre une voiture stationnée derrière moi », a témoigné la gendarme à la barre. Souffrant de douleurs dans le dos et au niveau de la jambe, elle s’est vue prescrire 2 jours d’ITT.

Des gendarmes qui ne sont pas payés pour prendre des coups et être insultés.

Ce matin-là, alors que le prévenu était rentré dans une espèce de folie, les gendarmes ont dû faire usage du pistolet à impulsion électrique à deux reprises pour finir par le maîtriser. Face au tribunal, le mis en cause a expliqué qu’il était en colère après s’être fait mettre dehors par sa compagne : « Ce n’était pas mon intention de blesser les gendarmes. Je voulais rentrer chez moi. » Pourtant, personne n’est arrivé à la raisonner, même pas son beau-frère qui était présent. Au sujet des violences envers la gendarme, le prévenu déclare l’avoir simplement poussée et non projetée…

Aux intérêts des gendarmes, Me Sébastien Cauneille a regretté que « les explications du prévenu ne soient pas satisfaisantes » à la barre, « alors que mes clients n’étaient là que pour faire respecter l’ordre public, parlementer et calmer la situation ». La somme de 1 000 € sera ainsi sollicitée pour chacun des deux gendarmes outragés, ainsi qu’une expertise médicale pour la gendarme afin de mieux évaluer le préjudice physique qu’elle a subi. Elle doit bientôt passer une IRM. Du côté du ministère public, le vice-procureur est revenu sur « le comportement inqualifiable et intolérable » du prévenu, face à « des gendarmes qui ne sont pas payés pour prendre des coups et être insultés ». Une peine de 8 mois de prison, dont 3 assortis d’un sursis a été requise, ainsi qu’un mandat de dépôt.

Pour la défense, Me Serge Megnin a axé sa plaidoirie sur la personnalité de son client dont le casier judiciaire est vierge. « Il revenait d’un anniversaire et a vécu une rupture ce soir-là. C’est ce choc émotionnel qui l’a complètement fait dérailler… » À l’issue de son délibéré, le tribunal présidé par Max Gazan a suivi les réquisitions du parquet, mais n’a pas prononcé de mandat de dépôt. Le prévenu est ressorti libre du palais de justice.

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