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Pyrénées-Orientales / Meurtre d’Estagel : un petit-neveu de la victime et sa compagne mis en examen pour meurtre et complicité de meurtre

À l’issue de la conférence de presse de Jean-David Cavaillé, procureur de la République de Perpignan, on en sait plus sur le drame qui a coûté la vie à Monique Garabito, âgée de 78 ans, retrouvée décédée à son domicile d’Estagel le 11 novembre dernier. Son petit-neveu, un homme de 25 ans, et sa compagne âgée de 33 ans, interpellés à Saint-Gaudens, ont été mis en examen pour meurtre et complicité de meurtre.

Ce mardi 16 novembre, un homme et sa compagne ont été mis en examen, respectivement pour le meurtre et la complicité de meurtre de Monique Garabito, habitante d’Estagel âgée de 78 ans. C’est le fils de la victime qui l’a découverte sans vie à son domicile ce jeudi 11 novembre, après s’être inquiété de ne pas avoir eu de nouvelles pendant plusieurs jours. D’après les résultats de l’autopsie, la mort de la septuagénaire remonte au lundi précédent, le 8 novembre. Elle a succombé à plusieurs blessures dues à une arme blanche, au niveau du visage et du corps. Elle a également reçu des coups, des traces de violences ayant été relevées par le médecin légiste. Une arme a été retrouvée, dont l’enquête devra dire s’il s’agit de l’arme du crime, puisqu’une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction, a été ouverte par le parquet de Perpignan.

L’homme mis en examen est un petit-neveu de la victime. C’est l’audition des proches de Monique Garabito qui a mené les enquêteurs à s’intéresser à ce jeune homme et à sa compagne, et à leur passage dans le département. Le petit-neveu est âgé de 25 ans. Sans emploi, il n’est pas connu des services de police ou de gendarmerie, n’a pas d’antécédents judiciaires et est décrit comme quelqu’un de « peu fixe » en ce qui concerne son lieu d’habitation. Sa compagne, âgée de 33 ans, présente le même profil.

Les suspects signalés disparus 

Le couple a été repéré en Haute-Garonne, à Saint-Gaudens, où il faisait l’objet d’un signalement pour disparition inquiétante depuis le mercredi 10 novembre. Lorsque leur retour dans la ville est porté à la connaissance du procureur du secteur, le 14 novembre, ce dernier suspend les recherches, et informe les enquêteurs des Pyrénées-Orientales de leur localisation puisqu’un mandat de recherche est émis à l’encontre des deux suspects. Ils sont interpellés le même jour dans leur commune. Tous les deux placés en garde à vue par les gendarmes de Haute-Garonne, ils ont ensuite été remis aux militaires des P. -O. qui les ont entendus séparément, à Rivesaltes et à Bompas.

À l’issue de leurs interrogatoires de première comparution devant le juge d’instruction, ce mardi 16 novembre, les deux suspects ont donc été mis en examen, et placés en détention provisoire, comme requis par le parquet de Perpignan. Les investigations se poursuivent, notamment pour déterminer quel pourrait être le mobile du couple, enquêter sur leur personnalité, et recueillir tous les éléments factuels.

L’hypothèse du rôdeur d’abord envisagée puis écartée

Au-delà de la piste du drame familial, les enquêteurs ont également envisagé la possibilité du passage d’un rôdeur. Plusieurs éléments pouvaient le laisser penser : la localisation de la maison de la septuagénaire, en sortie du village, mais aussi l’interpellation, la veille de la découverte du corps de Monique Garabito, d’un homme sans domicile fixe, alcoolisé, qui avait tenté de cambrioler une habitation dans la commune. Cette piste a finalement été écartée, notamment parce que la maison ne présentait pas de traces d’effraction et que la victime n’était pas décrite comme quelqu’un qui aurait pu ouvrir à une personne qu’elle ne connaissait pas.

De nombreux moyens ont été déployés dans le cadre de cette enquête. Dès le signalement de la découverte du corps de l’Estagelloise, les militaires de la brigade de gendarmerie de Rivesaltes, ainsi que les unités de Latour-de-France et Saint-Laurent-de-la-Salanque ont été dépêchés sur place, notamment pour geler les lieux du crime. Les techniciens de l’identification criminelle de Perpignan ont procédé aux premières constatations scientifiques dès le jeudi soir, qui se sont poursuivies le lendemain matin. Dès l’ouverture de l’enquête, la section de recherches de Montpellier a également été mobilisée. 

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