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Mobilisation des féministes à Perpignan : « faire entendre la voix de celles qui ne peuvent plus parler »

Les associations féministes Nous Toutes et collectif des droits des femmes 66 ont répondu à l’appel national à manifester contre les violences sexuelles et sexistes ce samedi 20 novembre. Une manifestation qui englobait également la journée du souvenir trans et la journée de protection des enfants. Malgré quelques divergences dans l’appréhension des causes à défendre, les deux cortèges ont fini par se réunir, avec environ 300 personnes.

Chahinez, Isabelle, Murielle, Lily, Sofia, Dominique… La liste des noms est longue. Il s’agit de ceux des 101 femmes qui sont mortes depuis le 1er janvier sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Ce samedi 20 novembre, dans toute la France, un appel à la manifestation était lancé contre les violences sexistes et sexuelles.

Une mobilisation d’abord scindée en deux à Perpignan. À 14 heures, l’association Nous Toutes 66 avait appelé au rassemblement devant la gare, alors que le collectif des droits des femmes, avait donné rendez-vous à 15 heures place de la Résistance. Deux cortèges dus à « une divergence dans les idées sur les luttes. Nous estimons que les violences ne concernent pas que les femmes cisgenres, mais aussi les femmes transgenres et les enfants, et elles sont toujours commises par le même groupe d’oppresseurs, les hommes cis », expliquait Caroline pour Nous Toutes.

Alors que la journée contre les violences sexuelles et sexistes a traditionnellement lieu le 25 novembre, cette année elle s’est tenue ce 20 novembre : « C’est plus facile de mobiliser un samedi qu’un jeudi », s’accordaient à dire les deux collectifs. Un 20 novembre qui est la journée du souvenir trans, et celle de la protection de l’enfance, et qui a donc conduit à cette divergence entre les deux cortèges. « Mais nous sommes aussi contre toutes les violences. Et elles ont toutes la même racine, le patriarcat », expliquait de son côté Katia Mingo, pour le CDDF 66.

Au départ de la gare, le collectif Nous Toutes est passé par la place Catalogne, la place Arago, avant de rejoindre la place République où les manifestantes ont entamé une minute de bruit, « pour faire entendre la voix de celles qui ne peuvent plus parler ».

Il faut que la honte change de camp

Les deux groupes, pour un total d’environ 300 personnes, ont fini par se réunir boulevard Clémenceau. Filles, mères, grands-mères, quelques hommes, gens jeunes et moins jeunes étaient au rendez-vous. C’était le cas de Florence et Félicie, mère et fille : « Nous sommes là pour soutenir la parole de toutes les victimes, pour que le gouvernement entende que maintenant, il faut que la honte change de camp ». 

« Il faut aussi parler aux agresseurs, qu’ils prennent conscience de ce qu’ils font. Il ne faut pas que punir, mais éviter les violences et les récidives. Cela passera par l’éducation dès le plus jeune âge et la libération de la parole », ajoutait Félicie.

La lutte contre les violences faites aux femmes était « la grande cause du quinquennat. Macron a failli. Il a amendé des choses à la marge, mais ce n’est pas comme ça qu’on fait bouger les choses », déplorait Katia Mingo. Le cortège a poursuivi sa route jusqu’au tribunal, où les noms des 101 victimes de féminicides ont été accrochés, puis devant la préfecture où les manifestantes ont crié leur colère.

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