Free Delivery & 60-Day Returns* - Everyday!

L’arboriculture dans les Pyrénées-Orientales, l’autre victime du gel

Pour l’agriculture des Pyrénées-Orientales, l’année 2020 restera marquée par les aléas météo. L’arboriculture a vu ses tonnages de récolte fortement baisser. Mais finalement, du point de vue économique on a sauvé les meubles. Explications.

Dans le Conflent, les Albères et dans le secteur de Pia Claira en Salanque on se souviendra longtemps du mois d’avril 2021. Le gel est tombé dans les cultures et a produit des pertes. « Elles sont variables suivant les secteurs et aussi les variétés, analyse Eric Hostalnou, chef du service fruits et légumes de la chambre d’agriculture des P.-O. Certains arboriculteurs notamment en pêche et en poire ont constaté une perte de 50% voire plus, et d’autres presque rien. »

Mécaniquement, par le jeu de l’offre et la demande, les prix ont été maintenus

Mais en moyenne, pour la pêche par exemple  est à 30% de pertes, 35% pour l’abricot. La poire en Conflent ou dans le secteur de Thuir, a subi elle aussi l’impact du froid. « Il faut noter encore que la cerise elle n’a pas été trop touchée par le gel, reprend le technicien. Du côté de Céret notamment, qui a été protégé de l’aléa. Ajoutez à cela l’absence de pluie au moment de la récolte, et aussi un gros déficit de récolte dans le Vaucluse et dans les zones traditionnelles de production de cerise, ce qui a donné une très bonne campagne de cerise. »

Car le département n’a pas été le seul touché par le gel. Les autres bassins de production français et même européens, ont eu le même problème et pas seulement pour la cerise. « Ce gel généralisé a provoqué un déficit de production global, poursuit Eric Hostalnou. Donc, mécaniquement, par le jeu de l’offre et la demande, les prix ont été maintenus. Les marchés sont restés ouverts et positifs avec des prix soutenus toute la saison. »  Autre point positif, les centrales d’achat des grandes surfaces qui « jouent le jeu » et se fournissent de plus en plus sur le marché local, même si les prix sont légèrement au-dessus des productions étrangères espagnoles par exemple.

De l’importance de la météo

On le voit, le gel a plombé un grand nombre de productions. Le gel de printemps comme celui que l’on a connu en avril touche essentiellement les arbres en  fleurs comme les pêchers et les abricotiers. Les agrumes comme les clémentiniers, mais aussi les oliviers, craignent bien plus les gros gels de janvier qui affichent des températures de -6 voire -7°C. Un gel de début d’année que craignent bien plus les agriculteurs. Mais la météo peut aussi jouer des tours au niveau de la consommation. Si l’été est long à venir la consommation des fruits à noyaux est à la baisse. On déguste beaucoup moins de pêches et d’abricots sous la pluie ou engoncé dans un pull breton au bord de la Manche. Même punition pour le concombre qui,en août, n’a pas trouvé preneur, pour cause de mauvais temps, tout comme la tomate mais dans une moindre mesure.

A lire aussi :
Calamité agricole dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales – Du changement annoncé concernant l’indemnisation des pertes agricoles

Articles populaires