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Côte d’Ivoire: l’effet Ouattara dope l’emprunt du Trésor

Quatre heures de tour d’horloge auront suffi, le 4 novembre dernier, pour mobiliser les 150 milliards de FCFA demandés par l’Etat de Côte d’Ivoire sur le compartiment obligataire de la Bourse régionale des valeurs mobilières. L’emprunt du Trésor Public de la première économie de l’UEMOA avait été placée par un syndicat comprenant 6 SGI, à savoir la Société Générale Capital Securities West Africa en tant que chef de file, Africabourse, Atlantique Finance, Bridge Securities, Phoenix Capital Management, United Capital For Africa comme syndicat de placement. Le résultat a dépassé toutes les attentes. A elle seule, la SGI Africabourse dit avoir mobilisé 20 milliards de FCFA.

L’hypothèse d’un placement en deux jours n’a pas résisté à l’enthousiasme des investisseurs pour le papier Côte d’Ivoire et à l’appétit des institutionnels heureux de renouer avec du papier frais post Covid-19. Il faut le dire, ce pays, le leadership de son chef d’Etat sur les questions économiques et la solidité de ses institutions, suscite une certaine confiance, résumée par « l’effet Ouattara », auprès de ceux qui tiennent les cordons de la bourse. Les institutionnels, les fameux zinzins, ont unanimement accouru vers ce placement rémunéré à 5,9%, pourtant moins intéressant sur le papier que l’emprunt Togo réalisé sur le marché monétaire et ressorti à plus de 6,3% sur quinze ans.

L’émission ivoirienne est libellée sur une maturité de 10 ans et portait sur 15 000 000 de titres au prix unitaire de 10 000 FCFA. A noter que cet argent ainsi mobilisé est destiné en partie au financement des investissements prévus au budget de l’Etat au titre de l’année 2021.

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