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ce que l’on sait de l’attaque à l’arme blanche contre des policiers

Un policier a été agressé à l’arme blanche devant le commissariat central de Cannes (Alpes-Maritimes), lundi 8 novembre, par un homme seul qui a été neutralisé par des tirs d’arme à feu. Arrivé sur place vers 11 heures, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a livré les premiers éléments de l’enquête sur cette agression. 

>> DIRECT. Cannes : le suspect n’avait « pas de casier judiciaire » et était inconnu des services de renseignement, annonce Gérald Darmanin

Une attaque devant le commissariat

Les faits se sont produits vers 6h30 ce lundi matin, a relaté Gérald Darmanin. « Les quatre policiers étaient en voiture, ils allaient prendre leur service », a détaillé le ministre de l’Intérieur. Un homme seul s’est approché du véhicule de police qui stationnait devant le commissariat central de Cannes, « pour demander un renseignement ». Il a ouvert la portière du conducteur et lui a mis « plusieurs coups de couteau » au thorax. 

L’homme a ensuite fait le tour du véhicule pour s’en prendre au chef de bord qui était assis à l’avant, sur le siège du passager, mais deux autres équipiers, dont « un jeune gardien de la paix » a précisé le ministre, l’en ont empêché en utilisant leurs armes de service, blessant l’homme grièvement.

« Ce sont deux policiers qui ont pris des coups de couteau et ont été sauvés par leurs gilets pare-balles, un jeune policier et la policière cheffe d’équipage. La policière a pris des coups de couteau dans le dos. Des coups portés avec beaucoup de violence, avec la volonté de les tuer », a estimé sur franceinfo lundi David Lisnard maire LR de Cannes.

Aucun policier blessé

L’arme utilisée par l’assaillant n’a toutefois pas réussi à pénétrer le gilet pare-balles du policier visé. « C’est de façon courageuse et professionnelle que les policiers ont répliqué et sauvé la vie de leur camarade », s’est félicité Gérald Darmanin, qui a précisé que le suspect était « entre la vie et la mort ».

Au terme de son point presse, le ministre de l’Intérieur devait rencontrer les quatre policiers visés par cette attaque, « très touchés psychologiquement mais pas physiquement », a-t-il déclaré. Selon le secrétaire départemental adjoint du syndicat Unité SGP Police, Jean-Luc Bragato, cet équipage était composé « d’une cheffe de bord expérimentée d’une quarantaine d’années et de trois jeunes de moyenne d’âge 26-27 ans ».

Le suspect inconnu des services de police

Face à la presse, le ministre de l’Intérieur a livré plus de détails sur le profil du suspect. Il s’agit d’un homme de nationalité algérienne, qui voyageait fréquemment entre la France et l’Italie, où il disposait d’un titre de séjour. Le suspect, âgé de 37 ans a appris franceinfo de sources policières, était « régulièrement présent sur le territoire national », a précisé Gérald Darmanin. Il avait récemment demandé un titre de séjour en France, que les autorités ne lui avaient pas accordé.

Arrivé en Italie via la Sardaigne en 2008, il s’était établi à Naples en 2011 où il était devenu marchand ambulant, a indiqué une source proche à franceinfo. C’est là qu’il a obtenu un titre de séjour à durée indéterminée en Italie. Selon cette même source, il faisait régulièrement des allers-retours entre la France et l’Italie depuis 2016.  

L’enquête confiée à la PJ de Nice, le parquet antiterroriste « reste observateur »

Une enquête a été ouverte pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique. Selon les premiers éléments de l’enquête, au moment où il a donné un coup de couteau au policier, l’agresseur aurait dit qu’il le faisait « au nom du Prophète ». Le ministre de l’Intérieur s’est montré très prudent sur un éventuel motif terroriste, se refusant à toute qualification des faits. »[Le suspect] n’a aucun casier judiciaire et n’était pas connu des services de police. Il n’était inscrit dans aucun des fichiers de radicalisation », a développé Gérald Darmanin.

L’enquête, confiée à la police judiciaire de Nice, va tenter d’apporter des précisions sur les motivations de cet homme. « Il n’y a pas d’enquête ouverte par le Pnat [Parquet national antiterroriste], qui reste observateur », a précisé le ministre de l’Intérieur, alors qu’une source policière avait indiqué auparavant que la piste « terroriste était envisagée ».

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