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Aude : à Pezens, l’Etat et la ministre au chevet de la commune pour effacer le « lotissement fantôme »

Journée audoise ce lundi 8 novembre pour la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gourault. De Pezens à Carcassonne en passant par Les Ilhes, une visite pour afficher la volonté de l’Etat d’accompagner les collectivités, et tout particulièrement les communes, notamment en palliant les déficits d’ingénierie.

Un « ovni », dira Thierry Lacroix, du cabinet d’études EGIS, chargé du programme « Les terrasses du Fresquel », à Pezens. Réunissant « tous les éléments de complexité possibles pour une si petite commune », complétera Amélie Jouandet, référente tourisme de l’agence nationale de cohésion des territoires (ANCT). Un « dossier exemplaire, entre guillemets », poursuivra la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, en déplacement dans l’Aude ce lundi 8 novembre, pour un périple de six heures commencé à Pezens : « exemplaire », car il illustre à la perfection ce que l’Etat ambitionnait d’apporter aux communes en créant en janvier 2020 l’ANCT. Une structure vouée à « aider les territoires qui manquent d’ingénierie », confrontés à des dossiers trop lourds pour leurs modestes moyens.

Et le dossier pezénois était donc idéalement emblématique pour ouvrir cette journée consacrée à la collaboration en bonne intelligence entre Etat et collectivités. Un dossier résumé par le maire Philippe Fau, avec la genèse de ce lotissement remontant à 2009 : au programme, sur 3 hectares, 28 lots. Mais un chantier à l’arrêt en 2014, à l’arrivée de l’équipe de Philippe Fau en mairie. La faute à la défaillance du porteur de projet, avec à la clé des « maisons désossées par des voleurs », l’arrivée de « squatteurs », et les indélicates attentions de « peu scrupuleuses » entreprises du bâtiment y déposant « leurs déchets ». Après l’acquisition par la mairie en 2019 de deux tiers de l’emprise, c’est en septembre 2020 que le maire a trouvé l’oreille du secrétaire général de la préfecture Simon Chassard. Conscient de l’ampleur d’un problème « hors normes », en complet « décalage » avec les compétences pezénoises. À l’origine des premiers contacts avec l’ANCT, et d’un « changement de braquet » loué par Philippe Fau, en accédant aux marchés à bons de commande ouverts à hauteur de 20 M€ par l’ANCT à l’échelle nationale.

Hériter de cela, ce n’est pas facile

Aujourd’hui, le bureau d’études missionné par l’agence a franchi une étape clé. Celle des phases préalables, pour réanalyser le marché immobilier, recoller ces données avec les ambitions de la municipalité et choisir un scénario ancré dans une « diversité des parcours résidentiels », du logement social à l’accession à la propriété, résumait Thierry Lacroix. Il faudra désormais régler les lourdes questions de requalification foncière, d’obligations réglementaires, ou encore « fiabiliser le poste des recettes » pour la municipalité ; et bien évidemment gagner l’attention des acteurs du secteur, de l’établissement public foncier aux aménageurs en passant par les autres collectivités.

Mais l’espoir est désormais réel d’effacer à l’avenir ce « lotissement fantôme » visité par la ministre. Convaincue qu' »hériter de cela, ce n’est pas facile. L’État doit être là pour vous aider, parce que naturellement, sans cela, vous n’étiez pas en mesure de répondre. Il fallait donc reprendre le dossier de zéro, et voir comment s’en sortir le plus efficacement possible dans un territoire où l’attractivité est moins forte que sur le littoral par exemple. »

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