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Assises des P.-O.-Meurtre de Kenzo, martyr à 21 mois : « Il le frappait tous les jours mais il n’avait jamais tapé aussi fort »

Au troisième jour de procès devant la cour d’assises des P.-O., ce mercredi 17 novembre;  Teddy Maton, rejugé en appel pour le meurtre du petit Kenzo et la mère de la victime, son ex-coaccusée appelée cette fois en tant que simple témoin, se sont encore rejeté la responsabilité de la mort de l’enfant. Âgé de 21 mois à peine, il avait été retrouvé le 14 février 2017 dans une chambre d’hôtel de Lunel (Hérault) battu à mort après avoir subi d’abominables sévices.

Les ex-amants ont scellé à jamais leur brève idylle de quelques mois, un jour de Saint-Valentin, ce 14 février 2017, par la mort d’un petit garçon de 21 mois, massacré avec une violence sauvage. Aujourd’hui, elle n’a rien à perdre. La mère du petit Kenzo n’a pas fait appel des 30 ans de réclusion criminelle dont 18 ans de sûreté écopés en première instance en 2020 pour  » complicité d’actes de torture et de barbarie « . Quand lui risque tout. Car Teddy Maton  » joue  » gros dans ce second procès pour « meurtre », après une première condamnation à la prison à vie.

Alors quand Angelina Seine apparaît, extraite sous escorte de la prison des Beaumettes pour témoigner face au box de son ex-compagnon, tous deux sortent les mêmes armes, s’arrangent avec leurs différentes versions et s’accusent mutuellement. Sur absolument tout.  » C’est Teddy Maton qui a donné la mort à Kenzo. Au début, il me montrait que c’était une belle personne jusqu’à ce qu’il commence très vite à taper mon fils, accable d’abord cette petite jeune femme de 24 ans en legging et doudoune, cheveux longs bruns ramassés en un chignon haut. Kenzo se prenait toujours des claques quand il pleurait. Il l’a aussi brûlé avec un briquet. À chaque fois, il trouvait un truc pour qu’on ne l’emmène pas à l’hôpital. Et Teddy prenait des photos pour voir l’évolution des bleus. Fallait pas que ça se voie, comme ça, il n’y aurait pas de signalement. Malheureusement, je n’ai pas eu le courage de partir, j’étais sous son emprise, Il lui faisait des choses atroces. Si j’étais présente ? Oui. Je n’ai pas empêché ce qui s’est passé ? Non. La prison ça n’effacera rien. Ça restera gravé pour toujours . »

Selon elle, ce jour-là, Teddy Maton aurait  » pété les plombs  » en rentrant à l’hôtel et s’en serait pris aussitôt à son fils. Le petit aurait  » répondu en lui mordant le doigt  » et aurait déclenché sa fureur.  » Il va commencer à le prendre dans la salle de bains, il va le noyer, raconte-t-elle. Il va le frapper, le soulever en l’air par les pieds et les mains, le mettre entre les deux lits, lui donner des coups de pied dans le ventre, le frapper encore au sol, lui mettre la tête dans les toilettes, le mordre… et le mettre sous la douche pour le réveiller ou le ranimer. Il le frappait tous les jours mais il n’avait jamais tapé aussi fort. Il disait « Meurs, crève, petit bâtard » « . Un enfer infligé à Kenzo, sous les yeux de sa mère avant qu’elle ne le prenne dans ses bras.  » Il était dans un sale état. Il a commencé à avoir les yeux révulsés. Avant que les pompiers arrivent, le petit n’était plus là. Je ne sais même pas pourquoi Teddy a fait tout ça. Il aime faire du mal. » 

 » J’ai voulu lui faire peur pour essayer de le calmer. C’était de l’éducation  »

 » Non, contre-attaque Teddy Maton. Que j’aie eu un comportement de merde, j’admets. Kenzo, je lui ai mal parlé, je l’ai insulté, je l’ai maltraité mais le meurtre non ! Elle essaye de se défausser. Elle le tapait tout le temps. J’étais choqué par ses bleus.  »  Pour lui,  » ce jour-là « , à son retour à l’hôtel, le petit garçon était couché et  » il pleurait « .  » Angelina m’a dit : “il m’a fait la misère, je l’ai frappé”. Je lui ai dit d’aller prendre l’air, je me suis assoupi, j’ai entendu Kenzo hurler. Je l’ai pris dans mes bras, il a commencé à vomir. Je lui ai mis de l’eau sur le visage, il ne réagissait pas du tout, j’ai commencé à m’affoler. Je l’ai mis dans la douche. Au moment où je me suis retourné, j’ai glissé et je suis tombé sur lui. Elle l’a mis sur le lit. J’ai vu que ça empirait. Il était pâle. Rien qu’à son visage, on voyait qu’il s’enfonçait. J’ai tout essayé pour le sauver et je n’ai jamais frappé Kenzo ce jour-là. La seule fois où j’ai tapé sur le visage à Kenzo c’est le jour de la vidéo « .

Sur ces images terribles diffusées à l’audience, on le voit en train de déposer le petit en larmes vêtu d’une simple couche dans la nuit au milieu d’un champ. Se mettre au volant, allumer les phares et faire rugir le moteur faisant mine de vouloir l’écraser tout en hurlant :  » Lève-toi Kenzo ! Tu vas t’arrêter hein maintenant ? Petit pédé « . Sur d’autres enregistrements téléphoniques, on l’entend crier “ce petit bâtard, ce n’est pas lui qui fait la loi. S’il continue, il faut le dégommer” « .  » Moi, je parlais mal mais c’était un ras-le-bol parce qu’elle me saoulait à me dire qu’il lui faisait la vie, se défend maladroitement Teddy Maton. Le soir avec la voiture, j’ai voulu lui faire peur pour essayer de le calmer. C’était de l’éducation. Quand je me vois je me dégoûte, j’ai envie de vomir et il n’y a aucune justification. Mais Kenzo, je l’aimais.  » D’un amour sordide.

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