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VIDÉO. François de Rugy étrille Mediapart et tacle Nicolas Hulot dans son nouveau livre

« Quand vous exercez le pouvoir, il y a des gens à qui cela ne plaît pas », estime sur franceinfo mercredi 13 octobre François de Rugy, député LREM, ancien ministre de la Transition écologique et solidaire et ancien président de l’Assemblée nationale. Il publie jeudi 14 octobre son livre Du pouvoir, des homards… mais surtout de l’écologie dans lequel il revient notamment sur les révélations de Mediapart qui ont entraîné sa démission du gouvernement. Alors ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy avait démissionné le 17 juillet 2019 après une série de révélations du média en ligne : dîners fastueux organisés alors qu’il présidait l’Assemblée (photos de homards et grands crus à l’appui), utilisation contestée de ses frais de mandat de député, coûteux travaux dans son logement de fonction, logement à vocation sociale loué à Nantes. François de Rugy avait attaqué Mediapart en diffamation pour ces articles sur son train de vie et le site d’information avait été relaxé.

franceinfo : Vous estimez aujourd’hui encore que cette affaire de homard a été montée de toutes pièces par Mediapart, que vous qualifiez de « presse à scandale » ? Vous n’avez toujours pas digéré cette affaire ?

François de Rugy : Si, je suis passé à autre chose. D’ailleurs, un éditeur m’avait proposé de faire un pamphlet contre Mediapart. J’ai dit non. Moi, ce qui m’intéresse c’est de rétablir les faits, et pas seulement sur cela. J’y consacre quelques pages seulement sur un livre de 300 pages. On a voulu me coller une image qui ne correspond pas à ce que je suis.

Vous accusez Mediapart d’avoir menacé certaines personnes. Vous dites aussi que vous avez été la cible d’un cambriolage et que certains des documents qui vous ont été volés dans l’appartement se sont retrouvés dans des articles qui vous visaient. Est-ce que vous avez la preuve de tout ça ?

Le fait que Mediapart fasse des pressions y compris sur d’autres journalistes, c’est de notoriété publique. Cela fait partie de leurs méthodes, depuis toujours. J’ai tout de suite compris quand j’ai vu que c’était un vrai faux cambriolage, que c’était quelque chose qui avait été fait par des gens qui cherchaient. C’est aussi une leçon sur l’exercice du pouvoir. Vous savez, quand vous exercez le pouvoir, il y a des gens à qui ça ne plaît pas.

Il y a un homme dont il est beaucoup question dans votre livre, c’est Nicolas Hulot, à qui vous avez succédé après sa démission surprise du ministère de l’Ecologie. Vous le décrivez comme quelqu’un qui est plus intéressé par son ego que par son action de ministre. Pourquoi lui en voulez-vous autant ?

Nicolas Hulot, quand il avait été nommé ministre, ne voulait pas rester ministre dans la durée, parce qu’il ne voulait pas se coltiner la transformation des choses. Il me l’avait dit. C’est un peu plus compliqué que de faire des annonces. C’est un choix. Moi je crois que c’est un peu une maladie de l’écologie en France. Des slogans, des symboles, on demande des annonces mais après, qui s’occupe de faire ? Ce qui m’intéresse, c’est de faire. Ce n’est pas pour communiquer.

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