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RDC : prestation de serment d’une CENI incomplète et contestée

Douze (12) membres investis sur les quinze (15) prévus par la loi, ainsi que le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, ont fait le serment, mardi 26 octobre, devant la Cour constitutionnelle à Kinshasa, de respecter la Constitution et la loi du pays, de remplir loyalement leurs fonctions, de garder le secret des délibérations de vote pendant et après l’exercice de leurs fonctions.

Manquent à l’appel, les délégués aux trois postes réservés à l’opposition politique, en l’occurrence la deuxième vice-présidence, la questure et un membre de la plénière. L’opposition évoque et dénonce, pour justifier la non désignation de ses délégués, «la manière dont le processus s’est déroulé dans un cafouillage, dans le seul but de mettre en place une commission électorale nationale indépendante aux ordres».

Dans son message radiotélévisé à la Nation, le 22 octobre dernier, le président congolais Félix Tshisekedi a annoncé sa décision «de signer l’ordonnance désignant les membres du nouveau bureau de la CENI». Il les a exhortés «vivement à œuvrer pour l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes dans les délais constitutionnels» en 2023.

L’une des institutions d’appui à la démocratie en RDC, la CENI est autonome tant administrativement que financièrement. Légalement, son mandat consiste à «garantir des élections libres et démocratiques». Elle a déjà organisé trois scrutins combinés (présidentielle, législatives nationales et provinciales) en 2006, 2011 et 2018.

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