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Assises des Pyrénées-Orientales / Viol d’un garçon de 12 ans : 15 ans de réclusion criminelle pour « Tonton Francky »

Au terme de deux jours et demi de procès, et après plus de 7 heures de délibération, le jury de la cour d’assises des Pyrénées-Orientales a rendu son verdict, déclarant Franck Cavalière coupable des faits de viol qui lui étaient reprochés, sur un garçon de 12 ans, le fils de son meilleur ami dont il était amoureux.

15 années de réclusion criminelle. C’est la peine à laquelle Franck Cavalière a été condamné ce samedi 9 octobre, pour le viol de Léo, pendant l’été 2015. Des faits qui se sont produits à trois reprises, alors que le quinquagénaire séjournait dans la famille, dans un village des Pyrénées-Orientales. Il a toujours nié, depuis son interpellation jusqu’à la fin des débats.

« Si les amis de nos amis sont nos amis, alors les amis de nos parents ? Franck Cavalière, pour Léo, c’était tonton Francky », soulignait Me Nassier, représentant la victime et sa famille, à l’heure des plaidoiries. Un oncle de cœur, à qui il faisait confiance, et qui « lui a pris son innocence à trois reprises », avant de prendre la fuite précipitamment.

S’ensuivent de « longs mois de harcèlement », des coups de fil, des SMS « en rafale », dans lesquels il lui demande parfois de l’appeler par un autre prénom, lui dit qu’il est « un homme maintenant » : « Franck Cavalière a fait une fixation sur le père. Ils ont une relation cachée, il veut faire partie de la famille. Il est décrit comme immature par les experts, est-ce qu’il ne cherche pas à se venger de lui en s’en prenant à son fils ? », s’interroge Me Boutaleb-Gourier, toujours pour le jeune garçon victime. Une victime qui ne ment pas, « les experts sont unanimes ».

Les faits du 9 au 10 septembre n’ont pas existé

De l’autre côté de la barre, la parole du jeune Léo a pourtant largement été remise en doute : avant les viols, la famille a vécu un drame, puis après, un autre . « Quand on est témoin du récit d’un trauma, on en absorbe les caractéristiques. Et puisqu’il n’était pas victime, peut-être qu’il a été mis de côté. Quelque chose s’est brisé chez Léo à ce moment-là », explique Me Mousset à la défense, pour expliquer les chocs et traumas décelés par les expertises psychologiques.

Trois faits de viol sont rapportés par le jeune garçon, le dernier datant de la nuit du 9 au 10 septembre 2015, juste avant que Franck Cavalière quitte la maison sans rien dire à personne. Un problème dans la chronologie est avancé par la défense. Les parents disent être allés en Espagne pour dépanner des voisines, l’accusé lui-même explique qu’ils ont dit partir aider des amies, mais ces dernières indiquent que le dépannage a eu lieu en juin de la même année. « Les faits du 9 au 10 septembre n’ont pas existé », en conclut Me Mousset. Pas plus que les deux précédents, estime-t-il, arguant que son père était chasseur de pédocriminels sur internet, « Léo lui en a peut-être ramené un en chair et en os ».

Dès la garde à vue, Franck Cavalière dévoile avoir eu une relation avec le père de la victime : « Mais ce n’est pas une tactique. Il veut juste dire, « Je n’aime pas le gamin, j’aime le père ! » face à ce dont on l’accuse », ajoute Me Mousset.

Une argumentation qui n’a pas été suffisante pour convaincre les jurés. En plus de la réclusion criminelle, Franck Cavalière devra se soumettre à une obligation de soins, à l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et sa famille, et ne devra pas occuper d’emploi en contact avec des mineurs. Il a dix jours pour faire appel de la décision de la cour d’assises.

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