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Transport scolaire dans les Pyrénées-Orientales – Robert Vila répond à Agnès Langevine : « La gratuité n’existe pas »

Ce lundi, la vice-présidente de la Région, Agnès Langevine invitait Robert Vila, président de la Communauté urbaine de Perpignan, à s’inspirer de la politique de la Région rendant le transport scolaire gratuit partout. Mais pas dans les 36 communes qui dépendent de Perpignan Méditerranée Métropole et de son service de transport scolaire. Réponse de Robert Vila. 

Perpignan Méditerranée Métropole et la Région continuent de s’écharper au sujet du transport scolaire. Lundi, à l’occasion de leur conférence de presse de rentrée, les élus régionaux ont rappelé que le transport scolaire devenait gratuit pour tous les élèves de la région Occitanie, quel que soit leur niveau. Tous ou presque. Car dans les Pyrénées-Orientales, 36 communes dépendent de Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) et donc du service de transport scolaire propre à la Communauté urbaine géré par l’entreprise Sankéo. 

Agnès Langevine appelait alors Robert Vila, président de PMM, à suivre le même chemin de la gratuité. Celui qui est aussi maire de Saint-Estève a répliqué ce 8 septembre : « PMM aurait pu adhérer à ce principe de gratuité si la Région avait accepté de majorer de 700 000 € environ la subvention qu’elle reverse, chaque année, à Perpignan Méditerranée, au titre de l’exercice du transport scolaire, afin de compenser le manque à gagner engendré par la mise en place de cette politique tarifaire. Suite à une réunion organisée, à ma demande, en janvier 2021, la Région a tout simplement refusé, d’où le manque d’harmonisation, tant décrié. Avec cette décision, il était inéluctable que des dizaines de milliers d’élèves soient exclus de la gratuité. » Le président de la Communauté urbaine conclut son commentaire en assurant que la « gratuité n’existe pas. Si on ne fait pas participer les usagers à un coût de service public, ce sont d’autres qui le payent – particuliers ou entreprises – à travers leurs impôts ».

Aujourd’hui, les élèves domiciliés dans l’une des 36 communes de PMM doivent s’acquitter de 90 € pour obtenir un abonnement Sankéo, illimité, même hors période scolaire. 

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