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Sous-marins australiens – « Duplicité », « mépris », « mensonges »… Le Drian évoque une « rupture de confiance » avec les Etats-Unis

Le rappel par la France de ses ambassadeurs aux Etats-unis et en Australie est « un acte politique lourd » qui montre la « force de la crise », a déclaré samedi le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

« Le fait que, pour la première fois dans l’histoire des relations entre les Etats-Unis et la France, on rappelle notre ambassadeur pour consultations est un acte politique lourd et qui signifie la force de la crise qui existe aujourd’hui avec les Etats-Unis et aussi avec l’Australie », a-t-il déclaré sur France 2.

Cette mesure est intervenue après l’annulation par Canberra du contrat de fourniture de sous-marins français au profit d’un partenariat stratégique avec Washington et Londres, une décision qui a provoqué la fureur de Paris.
« Il y a duplicité, il y a mépris, il y a mensonge; on ne peut pas jouer dans les alliances comme cela », a dénoncé Jean-Yves Le Drian sur France 2.

« Nous sommes des alliés, et donc quand on a un allié, on ne traite pas avec une telle brutalité, une telle imprévisibilité un partenaire majeur qu’est la France », a-t-il ajouté, évoquant une « rupture de confiance » avec les Etats-Unis.
Interrogé sur le fait de savoir si le président Emmanuel Macron et son homologue américain Joe Biden s’étaient parlé, Jean-Yves Le Drian a répondu: « Pas à ma connaissance ».

Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que la France allait demander des explications à l’Australie alors que l’accord qui a été signé en 2016 avec Canberra « prévoit des clauses lorsqu’une des parties veut quitter l’accord ».

« Il y a des dispositions qui indiquent que d’abord, la partie qui veut rompre le fait savoir par écrit. Pour l’instant, nous n’avons pas reçu cette rupture de l’accord intergouvernemental », a-t-il dit. « Et ensuite, il faut 12 mois de discussions pour aboutir à une rupture potentielle si une des deux parties veut rompre au bout de 24 mois », a expliqué le ministre.

« Nous allons donc agir pour demander des explications aux Australiens, pour savoir comment ils comptent eux-mêmes respecter l’accord qu’ils ont signé ».

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