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Perpignan : un homme décède dans l’incendie criminel de son immeuble

Le drame qui s’est noué dans la nuit de ce jeudi 16 à vendredi 17 septembre 2021 dans le quartier Saint-Mathieu à Perpignan est encore entouré de nombreuses zones d’ombre. 

Difficile de retracer la chronologie exacte de cette soirée du jeudi 16 septembre. Selon les premiers éléments, une rixe opposant plusieurs individus aurait d’abord éclaté vers minuit, en bas de la rue Dagobert, dans le quartier Saint-Mathieu à Perpignan. Les services de la police nationale et de la police municipale seraient intervenus pour disperser les belligérants et ramener le calme. Puis tout le monde aurait quitté les lieux.

Or, une heure plus tard, une nouvelle altercation était entendue dans le secteur. Pile au où  moment les forces de l’ordre et les secours étaient alertés pour un incendie qui venait de se déclarer au numéro 22 de cette même rue Dagobert.

Le feu serait parti dans l’appartement, abritant vraisemblablement un squat, situé au premier étage d’un immeuble de trois niveaux.  Si la plupart des occupants ont réussi à s’extirper par leurs propres moyens, le locataire du dernier étage aurait d’abord aidé sa compagne à sortir. Mais il serait remonté à nouveau dans le bâtiment, se faufilant sous les flammes, pour aller chercher son chien. Malheureusement, en redescendant il aurait alors été pris au piège du feu qui se propageait. Les personnes présentes l’auraient alors vu apparaître dans la fumée, grièvement brûlé, et l’auraient aussitôt extrait du brasier. « J’étais dehors. Ça a commencé à brûler, raconte un autre habitant de l’immeuble. J’ai pris une marmite pour jeter de l’eau. Et je l’ai vu avec le chien. Ses habits collaient à la peau. C’est comme s’il n’avait plus d’yeux ».

Dans un état critique,  l’homme, âgé de 44 ans, a été transporté au centre hospitalier de Perpignan avant d’être évacué vers un service spécialisé de Montpellier où il a succombé à ses blessures dans la matinée.

« Nems était le père de trois enfants »

« Vraiment, on est choqué. On n’arrive pas à y croire », confiait ce vendredi, devant la façade noircie, une proche de celui que tout le monde connaissait dans le quartier sous le surnom de « Nems ». « On avait fait jeunesse ensemble, poursuit un ami. Il était d’origine algérienne et venait de Marseille. Il avait trois enfants, deux garçons et une fille. Il était séparé et vivait là depuis des années ».

Une enquête a été  ouverte, confiée aux services de police pour « destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort », confirme le procureur de la République Jean-David Cavaillé. « Mais il est encore trop tôt pour conclure aux responsabilités dans ce dossier ».

Les investigations se poursuivent donc pour déterminer l’origine exacte de ce feu criminel et pour tenter de répondre aux nombreuses interrogations suscitées par cette affaire. N’existe-t-il qu’une pure coïncidence entre la bagarre et le départ du feu ? « Au tout départ, c’est parti à cause d’une voiture qui a remonté la rue à toute vitesse », assurent certains. « Des gens du quartier leur ont dit qu’il ne fallait pas faire ça et qu’il y avait des enfants » . Le ton serait monté aussitôt. Les coups auraient commencé à pleuvoir. Un peu plus tard, les mêmes protagonistes se seraient retrouvés dans l’appartement du premier étage, dont tous les occupants s’étaient curieusement volatilisés ce vendredi, et ils se seraient à nouveau affrontés. Jusqu’à ce que l’un d’eux déclenche le feu… 

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