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Le nautisme et la plaisance recrutent : les jeunes sont courtisés dès le collège

Le nautisme et la plaisance, ce sont des dizaines de métiers et des centaines d’emplois à pourvoir quel que soit le niveau d’étude. Encore faut-il le faire savoir. 
Le lycée de Canet-en-Roussillon, comme celui de Sète, lance cette année la première session du Bimer, un brevet symbolique d’initiation aux métiers de la mer, destiné aux collégiens et lycéens pour leur faire découvrir une filière où les employeurs s’arrachent les candidats. 

L’initiative bretonne de créer le Bimer (brevet d’initiation aux métiers de la mer) a navigué jusqu’à notre littoral et jeté l’ancre dans les lycées maritimes de Sète et de Canet-en-Roussillon. Dans l’établissement héraultais, les enseignements sont tournés vers la marine marchande et la pêche. À Rosa-Luxemburg à Canet, le nautisme et la plaisance sont au cœur des formations. Tous ces secteurs sont particulièrement porteurs en termes d’emploi. 

Guillaume Philippe se réjouit de pouvoir sensibiliser les jeunes via du « concret » tel que ce bateau complet.
Independant – J.R.

Guillaume Philippe, directeur opérationnel du Campus des Métiers et des Qualifications du Nautisme d’Occitanie confirme : « En 2020, le nautisme pesait 11 000 salariés en région, tandis qu’en parallèle étaient diffusées 15 000 offres d’emploi ». « Le secteur a du mal à recruter, faute de main-d’œuvre qualifiée ou connaissant les métiers. C’est pour cette raison que nous avons décidé de mettre en place un processus pédagogique qui offre aux jeunes une véritable culture maritime », explique-t-il.

Quinze jeunes volontaires

Pour cette première session, une quinzaine de jeunes fera sa « rentrée » mercredi prochain. « Pour le lancement, nous avons recruté les volontaires dans les collèges du secteur (Canet, Saint-Laurent, Saint-Cyprien, Argelès, Elne et Port-Vendres). Il s’agit d’élèves de classes de 4e et 3e à qui sera dispensée la formation au rythme de 2 à 3 heures le mercredi après-midi. Il ne s’agit pas d’un cursus diplômant, mais bien d’une démarche pédagogique qui leur permettra de découvrir tous les métiers de la mer, ceux que nous enseignons certes, mais aussi tout le panel d’opportunités offert par la plaisance », souligne Guillaume Philippe. 

Près du quart d’une génération de mécaniciens de marine va se renouveler d’ici 10 ans.
Independant – J.R.

Les formateurs abordent 5 domaines sur une durée d’environ 40 heures à laquelle peut s’ajouter un temps consacré à des expérimentations ou du temps d’observation en milieu professionnel. L’examen du Bimer est constitué d’une épreuve obligatoire écrite d’une durée de deux heures. Cette épreuve comprend obligatoirement une partie qui porte sur les connaissances en anglais des termes scientifiques et techniques. 

Du théorique et du concret

L’épreuve, qui se déroulera fin mai 2022, se présente sous forme de QCM. 60 questions sont réparties sur 5 domaines abordés au cours de l’année : description, construction des navires; flottabilité, stabilité, sécurité du flotteur ; la mer et la météo ; la navigation, la réglementation et la sécurité en mer; les espaces maritimes, le milieu marin et leurs enjeux associés. Au-delà de ces concepts théoriques, Guillaume Philippe veut surtout immerger les jeunes au cœur des métiers enseignés à Rosa-Luxemburg et ce, au fil des ateliers d’apprentissage. Car le lycée a le privilège de disposer de matériel professionnel et même de vrais bateaux, certains entiers, d’autres découpés pour dévoiler leurs entrailles… sans oublier la machinerie permettant de travailler la fibre, la plasturgie ou encore les ateliers de couture pour la voilerie ou la sellerie etc. 

La sellerie, comme la menuiserie marine, est un secteur très porteur en termes d’emplois.
Independant – J.R.

Trois offres d’emploi en fin d’études

« Il faut savoir qu’en fin de cursus, chaque jeune dispose de trois offres d’emploi potentiel. Et cela va aller crescendo en raison de la pyramide des âges dans le nautisme qui va générer 15% de départs en retraite ces 5 prochaines années », affirme le directeur opérationnel. 

Dont acte. La jeunesse qui a grandi et grandit sur notre littoral et qui est attirée par la mer et ses métiers a de fortes chances de pouvoir y rester et y travailler. 

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