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le jour où Robert Badinter a prononcé son discours pour l’abolition de la peine de mort

Publié le 16/09/2021 22:25

Durée de la vidéo : 3 min.

FRANCE 2

Article rédigé par

J.Wittenberg, J.M- .Lequertier, PH Maire, G.GHEORGITHA, J. -A Balcells, N.Beddiaf, N.Numilla, N.Alozian, R.D’Angelo, B.Coene, B. De Saint Jore –

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Il y a 40 ans un homme, avocat devenu ministre de la Justice prononçait un discours qui allait rentrer dans l’histoire en France. Robert Badinter, annonçait son projet de loi concernant l’abolition de la peine de mort, malgré l’opposition d’une majorité de Français. Jeudi 16 septembre 2021, aujourd’hui âgé de 93 ans, l’ancien garde des Sceaux raconte…

En 1981, la France et Irlande sont les seuls pays de la CEE (futur Union Européenne) à ne pas avoir encore aboli la peine de mort. La bagatelle de 6 exécutions a eu lieu dans les années 1970 dont une qui a particulièrement marqué Robert Badinter, avocat à l’époque. Deux hommes sont jugés pour une prise d’otage sanglante. Parmi eux, Roger Bontems, reconnu coupable seulement de complicité avait pour avocat, le futur ministre de la Justice. Une affaire qui a marqué un déclic dans son esprit. « Je me suis juré, ayant vu cet homme se faire exécuter, que je passerai du stade de la conviction d’abolitionniste au stade du militantisme. »

En 1981, l’abolition de la peine de mort connaît un allié de taille. Le futur président de la République, François Mitterrand, qui a ouvertement donné sa position contre la peine de mort lors de sa campagne à l’élection présidentielle. Fraîchement élu, c’est ce projet de loi qui est le premier présenté au Parlement. Robert Badinter prononce donc son discours dans une salle d’un calme saisissant. Un moment d’histoire qui sera gravé à vie dans l’histoire de la France. « J’ai eu beaucoup de chances, il y a peu de personnes qui ont eu la chance d’être appelé à défendre une grande cause à laquelle vous croyez. Moi de mon vivant, j’aurais vu triompher cette cause. La cause de l’abolition, c’est la cause de la vie », confie l’ex garde des Sceaux, non sans émotion. Une conviction qu’il ne lâchera pas, en dépit d’une opinion publique en désaccord, qui fera de lui très longtemps le ministre le plus détesté selon ses propres mots. 

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