Free Delivery & 60-Day Returns* - Everyday!

Dépouillé à Barcelone, l’ingénieur informatique se retrouve à la rue à Perpignan

L’homme de 52 ans vit depuis une dizaine de jours à Perpignan. En bout de course, c’est ici qu’il a échoué après avoir vécu galère sur galère. Il manque de tout, mais espère être embauché en télétravail dès cette semaine. 

Comme toujours, c’est un enchaînement d’événements malheureux qui l’ont conduit à la rue. Burn-out, départ mal négocié, et puis des trajets, des boulots temporaires, toujours dans sa spécialité – il est administrateur système -, puis sa voiture devient sa maison. Mais un jour elle le lâche, et au final, il se fait détrousser de toutes ses affaires à la gare de Barcelone. Résultat, comme tant d’autres avec lui, Emanuele Mastrogiovani se retrouve à quémander quelques euros pour se nourrir. Pourtant, dit-il, « j’ai pas fait toutes ces études pour en arriver là… Tout ce que je possède désormais, je l’ai sur moi. » C’est-à-dire un short et un t-shirt.

« Retrouver ma dignité »

Le jeune quinquagénaire se veut malgré tout confiant. Ce lundi, il espère recevoir un colis de sa maman, avec un ordinateur. Le sésame pour reprendre le dessus. Son outil de travail, l’accès aux copies de ses documents, y compris d’identité, et à Teams où il pourra se connecter pour des entretiens d’embauche calés ce mardi et ce mercredi avec deux entreprises, basées loin d’ici, mais peu importe, il télétravaille. Preuve à l’appui, il montre les mails de confirmation des rendez-vous en ligne. « Mon profil est recherché, je suis bon dans mon métier, je suis pas fainéant. Avec mon premier salaire, je pourrai reprendre une chambre et retrouver ma dignité. J’ai même pas une chemise à me mettre. Je vous assure, j’ai pris un choc. »

De Bruxelles à Perpignan

Voilà huit mois qu’Emanuele est en chute libre. Né en Belgique de parents italiens, marié en Suisse allemande, il a travaillé dans toute l’Europe et a fini à Perpignan « parce que c’était la destination finale que je pouvais atteindre avec ce qu’il me restait d’argent. » L’ingénieur formé à Bruxelles « également expert en cybersécurité » parle français, allemand, italien et espagnol couramment. Sur Perpignan, il doit d’avoir un toit au-dessus de sa tête la nuit grâce à l’hospitalité d’un homme victime d’un AVC, heureux de trouver quelqu’un qui veille sur lui. Bien loin de l’époque où il travaillait au parlement européen à Bruxelles. C’était il y a moins de quatre ans. 

Pour lui venir en aide, il est possible de le contacter au 07.58.89.34.97

Articles populaires