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Carcassonne : une manifestation anti-pass en petit comité

Ce mercredi 25 août, avait lieu l’une des rares manifestations anti-pass sanitaire organisée un jour de semaine. Au square Gambetta, une vingtaine d’opposants à cette mesure sont réunis pour clamer leur mécontentement.

Depuis l’annonce d’Emmanuel Macron et la mise en place du pass sanitaire pour accéder à différents lieux de vie quotidiens et avec l’arrivée du mois d’octobre, date à laquelle les 12-17 ans seront soumis au pass sanitaire, les manifestations anti-pass se multiplient à Carcassonne. Si elles ont lieu généralement le samedi, ce mercredi à 17 h 30, rendez-vous était donné au square Gambetta. Objectif : rallier la Cité médiévale en passant par la rue du Pont-Vieux, la rue Trivalle pour rejoindre l’association des Masques Blancs, qui eux se battent pour éviter l’obligation de vaccination contre le covid aux enfants.

Petit comité et ambiance presque familiale pour ces irréductibles manifestants qui ont décidé de venir montrer une nouvelle fois que leurs idéaux méritaient d’être respectés. Ici, personne ne sait vraiment qui est qui mais tous savent qu’ils sont unis derrière une même idée : mettre un terme à ce que beaucoup appellent le « pass autoritaire ». Frédéric Navarro, l’un des leaders du mouvement en terres carcassonnaises relativise : « On est un petit nombre, mais au moins on est là. On a au moins réussi à mobiliser un certain effectif de policiers. » 

Des manifestants de professions différentes, unis pour un même combat

Parmi les manifestants, Alexia, jeune maman venue au rassemblement avec son fils et qui attend patiemment le départ du cortège. Pour cette aide-soignante à l’hôpital de Carcassonne, venir à ces manifestations n’est même pas une question qui semble se poser. Alarmée, elle s’explique : « Je ne veux pas perdre mon travail et j’ai peur du vaccin, je n’ai pas envie qu’on m’y oblige. Au début, nous étions nombreuses à tenir le coup, puis sous la pression, beaucoup de mes collègues ont craqué et se sont fait vacciner. » Elle marque une pause : « Moi, je veux attendre jusqu’à la date butoir, jusqu’au jour où ils ne me laisseront plus rentrer à l’hôpital. » Un peu plus loin, Laurent nous accoste. Il est musicien mais pour lui, la profession importe peu : « Je suis surtout là en tant que citoyen. Il faut se battre pour nos enfants, ce n’est pas normal qu’on les oblige à se faire vacciner alors qu’ils ne sont pas les plus touchés par la maladie. »

À l’image de nombreuses autres grandes villes, une nouvelle manifestation est annoncée ce samedi 28 août dès 14 h 30 au départ du square André-Chénier, où un plus grand nombre de manifestants est attendu.

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